AA / Ramallah (Territoires palestiniens) / Loubeba Dhoukan
Un militant palestinien des droits de l’Homme a indiqué, mardi, à Ramallah en Cisjordanie, que le document de demande d’adhésion de la Palestine à la Cour Pénale Internationale (CPI) attend que le président Mahmoud Abbas y appose sa signature, après son approbation par toutes les factions et parties palestiniennes.
Le vice-président de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, Chaawen Jabbarin, a souligné : « La décision de recourir à la CPI est une décision politique. Aujourd’hui, nous y sommes plus proches que de par le passé mais je ne peux pas confirmer quand cela aura lieu exactement ».
« Le document d’adhésion à la Cour est prêt. Il ne manque que la signature du président après que toutes les factions l‘aient entériné », a-t-il encore dit.
Dans une déclaration exclusive faite à l’agence Anadolu, Jabbarin a formulé « l’espoir de voir cette adhésion aboutir rapidement, dès lors qu’elle permettra de mettre en oeuvre les résultats d’un prochain rapport sur la situation dans la Bande de Gaza, qui doit être élaboré par une commission d’enquête décidée par le Conseil des droits de l’Homme (de l’ONU)»
Expliquant les causes pour lesquelles l’Autorité palestinienne n'a pas encore fait recours à la CPI, Jabbarin a déclaré : « Aux côtés des raisons internes d’ordre politique, cela est motivé par les relations générales avec Israel et les USA mais la volonté de saisir la Cour a toujours existé ».
« L’atermoiement est clair et c’est une grande erreur », a encore fait observer Jabbarin.
Il a encore expliqué qu' « Auparavant, l’Autorité ne voulait pas fâcher Israel, les USA et certains pays européens. Aujourd’hui, elle dit attendre l’accord des mouvements Hamas et Jihad Islamique et le cas échéant, la demande d’adhésion aura lieu ».
« La CPI est compétente pour statuer sur les crimes de guerre et les crimes contre l’Humanité ainsi que le crime de colonisation considéré par elle comme un crime de guerre. Ainsi, l’occupation israélienne et sa direction politique et militaire peuvent être poursuivies, ce qui explique les craintes de Tel-Aviv », a-t-il conclu.