AA/Hager El-Dessouki
Le 26ème Sommet Arabe a démarré, samedi matin, à Charm El-Sheikh (Nord-est de l’Egypte) avec la participation de 14 dirigeants de pays arabes et de représentants de 7 autres pays.
L’actuelle guerre au Yémen devrait dominer les discussions au cours de ce Sommet, placé sous le thème "70 ans d’action arabe commune".
Le démarrage du Sommet s’est fait avec la lecture de versets du Coran appelant à l’unité.
Ouvrant le Sommet, l’Emir de l'Etat du Koweït Cheikh Sabah Al-Ahmad Jaber Al Sabah, dont le pays a présidé la précédente édition, a affirmé dans son allocution que "Le Printemps arabe nous a induits dans des calculs complexes sur tous les plans".
« Ce qu’on appelle Printemps arabe n’a engendré qu’instabilité et régression (économique)", a-t-il encore affirmé.
Onze points sont à l‘ordre du jour du Sommet, dont, notamment, le Rapport du Secrétaire général sur l’Action arabe commune, la Cause palestinienne, le conflit arabo-israélien, le développement de la Ligue Arabe, les dangereux développements en Syrie, en Libye et au Yémen, la sécurité nationale arabe et la lutte contre les groupes terroristes extrémistes.
Quatorze dirigeants et représentants de pays arabes participent au Sommet sur un total de 21 pays. Le siège de la Syrie est vide en vertu de la résolution de la ligue Arabe de suspendre sa participation en raison du conflit qui secoue le pays depuis 2011.
Outre le président égyptien Abdelfattah Al-Sissi, dont le pays préside le Sommet, sont également présents le roi saoudien Salman Ibn Abdelaziz, le roi jordanien Abdallah II, l’Emir du Qatar Tamime Ibn Hamad Al-khalifa, le roi du Bahreïn Hamad Ibn Aissa Al khalifa, le président tunisien Béji Caïd Essebsi, le président palestinien Mahmoud Abbas, le président irakien Fouad Massoum, le président somalien Hassan Cheikh Mahmoud, le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, L’émir du Koweït Cheikh Sabah Al-Ahmad Jaber Al-Sabah, le président soudanais Omar Al-Bachir le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz et le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi.
Outre le président syrien Bachar Al-Assad, sept autres dirigeants de pays arabes sont absents du Sommet pour des motifs non annoncés. Certains d’entre eux souffrent de problèmes de santé à l’instar du président algérien Abdelaziz Bouteflika ou du Sultan d’Oman Qabus Ibn Saïd. Le Liban et la Libye n’ont toujours pas élu de nouveaux présidents, alors que d’autres dirigeants arabes préfèrent simplement envoyer des représentants à de tels sommets.