Abdel Ra'ouf D. A. R. Arnaout
05 Août 2022•Mise à jour: 05 Août 2022
AA / Jérusalem
Le Premier ministre israélien, Yair Lapid a achevé une évaluation sécuritaire de la situation dans la zone avoisinant la Bande de Gaza, sans prendre de décision pour mettre fin à l'état d'alerte annoncé il y a quatre jours.
Dans une déclaration écrite envoyée à l'Agence Anadolu, le bureau du gouvernement israélien a déclaré que "le Premier ministre Yair Lapid a mené ce matin une évaluation de la situation sécuritaire dans la zone adjacente à la Bande de Gaza".
Il a annoncé que d'autres évaluations sécuritaires auront lieu pendant le week-end (vendredi soir-samedi soir).
"La sécurité et la qualité de vie des habitants de la zone adjacente à la Bande de Gaza sont notre priorité absolue. Nous nous efforçons de ramener les habitants du sud d'Israël à leur routine quotidienne dès que possible. C'est notre responsabilité", a-t-il fait savoir.
Le bureau du Premier ministre a indiqué que Naftali Bennett et le ministre de la Défense Benny Gantz, le chef d'état-major des FDI Aviv Kokhavi, le directeur du Conseil de sécurité nationale, Eyal Holata ainsi que le directeur de l'Agence de sécurité publique Ronen Bar, avaient participé à la réunion.
Pour le quatrième jour consécutif, l'état d'alerte israélien s'est poursuivi aux frontières de la Bande de Gaza outre le bouclage de l'ensemble du secteur. Le point de passage de Beit Hanoun (Erez) est réservé aux particuliers, tandis que le point de passage de Kerem Shalom est destiné à l'entrée des marchandises.
Il n'y a pas de date imminente pour la fin des mesures israéliennes, qui, d'une part, restreignent environ deux millions de Palestiniens dans la Bande de Gaza, tandis que des milliers d'Israéliens dans les communautés israéliennes de la Bande de Gaza se plaignent de leur impact sur leur vie quotidienne.
Israël n'a jamais eu recours à ce genre de sanctions contre les Palestiniens ou de mesures de précaution, dans les environs de Gaza, sans qu'il n'y ait eu de tirs depuis la Bande.
Israël dit avoir pris ces mesures en prévision des militants du Jihad islamique tirant depuis la Bande de Gaza sur des soldats ou des Israéliens dans la Bande de Gaza, en réponse à l'arrestation d'Al-Saadi.
Lors d'une opération militaire de grande envergure, l'armée israélienne a arrêté, lundi soir dernier, le chef du mouvement Jihad islamique, Bassam Al-Saadi, après avoir perquisitionné son domicile dans le camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni