Yosra Ouanes
05 Mai 2016•Mise à jour: 06 Mai 2016
AA / Tunis / Yosra Ouanes
Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemaies Jéhinaoui, a appelé, jeudi, à «élaborer une approche sécuritaire commune [maghrébine] et multidimensionnelle pour lutter contre le terrorisme et éradiquer les facteurs de sa propagation dans la région».
Jéhinaoui s’exprimait à l’ouverture, jeudi à Tunis, de la 34ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union du Maghreb Arabe (UMA).
Le chef de la diplomatie tunisienne a, sur un autre plan, réitéré le «rejet» par son pays de toute «intervention militaire en Libye.
Il a, dans ce cadre, appelé "la communauté internationale à assumer ses responsabilités en soutenant le gouvernement libyen de consensus et à l’aider à mettre un terme à la souffrance du peuple libyen".
Et Jéhinaoui de lancer : «La sécurité et la stabilité de la Libye font partie intégrante de la sécurité et de la stabilité des pays de l’UMA et de la région en général».
Pour sa part, le délégué du Conseil présidentiel libyen et président de l’actuelle session, Mohamed Tahar Seyela, a souligné «la nécessité de mettre en œuvre une stratégie sécuritaire préventive pour lutter contre le terrorisme, l’extrémisme et le crime organisé et pour endiguer les facteurs de la migration illégale».
Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue Arabe, a de son côté appelé les "partenaires internationaux à soutenir le gouvernement de consensus en Libye dans l’accomplissement de ses fonctions et dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé".
L’Algérie, a-t-il poursuivi, «est entièrement disposée à collaborer avec le gouvernement de consensus pour faire face à ces défis politique, sécuritaire et économique, l’objectif étant de préserver la souveraineté et l’unité du peuple libyen».
Créée le 17 février 1989 à Marrakech au Maroc, l’UMA est une organisation régionale qui comporte cinq pays (Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie).