AA/ Paris/ Bilal Muftuoglu
La condamnation de l'ancien président égyptien Mohamed Morsi à 20 ans de prison ''n’appelle pas de commentaire de notre part'', a indiqué mardi à Anadolu, le ministère français des Affaires étrangères, dans un commentaire envoyé par e-mail.
Le ministère a par la même occasion insisté sur ''l'importance de garantir un procès équitable'' pour l'ancien président égyptien et les anciens dirigeants du gouvernement de l'après-révolution égyptienne, retenus coupables d' "incitation au meurtre" par le régime du président actuel Abdel Fattah Al-Sissi.
S'attardant sur les relations liant les deux pays, le département diplomatique a indiqué que son pays entretient une ''position constante'' vis-à-vis de l'Egypte et du procès intenté à l'encontre de Morsi à la suite de sa destitution par l'ex-militaire Al-Sissi.
"La France souhaite tout de même un procès équitable, fondé sur une enquête indépendante et respectueux des droits de la défense'', a signalé le ministère, soutenant que l’Egypte, ''partenaire important'' de la France, a un ''rôle essentiel à jouer en faveur de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient''.
Faisant part de la détermination de Paris à assister l'Egypte, il a indiqué : "La France continuera à soutenir l'Egypte ''afin que soient établies des institutions démocratiques et civiles garantissant l'État de droit et les libertés publiques, conformément aux dispositions de la constitution égyptienne et aux engagements internationaux souscrits par l’Egypte.''
L'ancien président égyptien Mohamed Morsi a été condamné, mardi, par un tribunal égyptien à 20 ans de prison ferme pour l'affaire connue médiatiquement sous l'appelation "Evénements du Palais al-Ittihadya".
La France et l'Egypte avaient signé mi-février au Caire un contrat portant livraison de 24 avions ''Rafale'', des lots de missiles et incluant des contrats de formation à hauteur de 5,2 milliards d'euros. L'Egypte était ainsi devenu le premier acheteur étranger d'avions militaires français.