Qualid Filsde Mohamed Chine,Saida Charafeddine
12 Octobre 2015•Mise à jour: 12 Octobre 2015
AA/ Al-Anbar/ Suleyman al-Qobeissi
Un officier supérieur de l'armée irakienne dans la province d'al-Anbar, a révélé, lundi, que la coalition internationale a limogé le commandant des opérations militaires d’al-Anbar, le général Qassim al-Mohammadi.
Le colonel Mohammed al-Dulaimi, relevant du commandement de l’armée dans la même province, a déclaré à Anadolu: «Il y a trois jours, la coalition internationale a demandé au commandant des opérations d’al-Anbar, de mener une offensive pour récupérer une zone, vers Ramadi».
«Mohammadi a refusé d’exécuter l’opération sans la couverture aérienne de la coalition internationale, afin d'éviter d’importantes pertes humaines et matérielles dans les rangs de l'armée», a ajouté al-Dulaimi.
Le colonel Mohammed al-Dulaimi a affirmé: «Après cela, une altercation verbale a eu lieu entre des officiers américains de la coalition internationale, dans la base de Habbaniyah, (à 30 km à l'est de Ramadi), et Mohammadi. Celui-ci a ensuite été démis de ses fonctions».
«Immédiatement après, Mohammadi a reçu un appel téléphonique du bureau du Premier ministre Haider al-Abadi, lui ordonnant de quitter ses fonctions, et de les remettre à son adjoint, le général Ismail al-Mahlawi» a indiqué la même source.
La cellule d’informations de guerre, relevant du ministère irakien de la Défense, a annoncé, lundi, dans un communiqué, que le général Ismail Al-Mahlawi a été nommé commandant des opérations d’al-Anbar, succédant ainsi, à ce poste, au général Qassem al-Mohammadi.
Le général Ismail al-Mahlawi avait assumé les fonctions de commandant adjoint des opérations d’al-Jazira, et d’al-Badia, à l'ouest d’al-Anbar, et de chef de la police de la même province. Il avait également assumé d’autres responsabilités militaires au sein de l'armée irakienne.
Les forces irakiennes, mènent, avec le soutin de la coalition internationale, des batailles à grande échelle dans les provinces de Salaheddine (nord) et d'al-Anbar (ouest), pour reprendre le contrôle de zones vitales dont Daech s'est emparé, l'an dernier.