Hafal Dekmak,Ömer Koparan
07 Mars 2018•Mise à jour: 07 Mars 2018
AA/New York /Betül Yürük
Un rapport des Nations Unies accuse la coalition internationale, dirigée par les Etats-Unis, d’avoir tué plus de 150 déplacés syriens, dans les attaques aériennes, ayant visé une école dans la ville de Raqqa, l’année dernière.
Le rapport, élaboré par la Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie et publié mardi, indique que « les Forces démocratiques syriennes », couvrant l’organisation terroriste PYD/PKK, enrôlent les hommes et les enfants par la force, détiennent les journalistes et les activistes, torturent les membres des factions de l’opposition et les éléments de Daech.
Il ressort du même rapport, préparé à la suite des rencontres avec plus de 513 témoins et victimes de la guerre syrienne, que les civils ont perdu la vie et ont payé un coût cher à Raqqa, à cause des raids de la coalition internationale, ayant atteint en moyenne, près de 150 raids par jour, l’année dernière.
L’ONU tient la coalition internationale, dirigée par les Etats-Unis, pour responsable de la mort de plus de 150 civils déplacés, lors de l’attaque contre l’école à Raqqa, le 21 février 2017.
Les forces de la coalition avaient indiqué que l’attaque visait 30 éléments de l’organisation Daech, qui s’abritaient dans l’école, alors que le rapport de l’ONU assure l’inexistence de terroristes dans l’école, selon les enquêtes.
Les rencontres de la Commission avec 12 personnes ont prouvé que l’école abritait plus de 200 civils syriens, déplacés de leurs régions depuis 2012, souligne le rapport.
Il indique également que « les Forces démocratiques syriennes » avaient demandé aux familles, revenues au village de Tell Abyad, d’envoyer leurs enfants comme bénévoles au sein de l’Organisation, avaient obligé les familles, qui refusaient, à le faire, et détenu certaines autres.
Les Forces démocratiques syriennes ont détenu les proches de certains activistes pour près de 6 semaines, leur faisant pression pour avouer des informations sur l’endroit de ces activistes, ajoute le rapport.