AA/Alaa Walid
L’organisation terroriste EIIL a approuvé, jeudi, l’attaque terroriste qui a visé le 7 janvier les locaux du journal satirique français "Charlie Hebdo" et qui a fait douze morts dont huit journalistes et deux policiers.
La radio al-Bayane, diffusant à partir de Mossoul, bastion principal de l’EIIL en Irak, a annoncé dans son bulletin d’information jeudi au soir «des héros djihadistes ont tué 12 journalistes et blessé dix autres du journal français Charlie Hebdo et ont vengé le prophète Mohamed» a rapporté le correspondant de Anadolu.
Le bulletin suivi par le correspondant de Anadolu, a rappelé que «le journal en question s’est depuis 2003, à plusieurs reprises, attaqué à la personne du prophète Mohamed» et précisé que « parmi les douze personnes tuées figurent des caricaturistes qui se moquent de l’Islam et le tournent en dérision »
Cependant si la brève information diffusée par la radio de l’EIIL salue l’opération, elle n'en revendique pas la responsabilité.
Le correspondant de Anadolu relève à ce propos que l’organisation qualifie habituellement ses combattants de «lions de l’Etat islamique» et de «moujahidines»alors qu’en évoquant l’attaque de "Charlie Hebdo" elle a parlé de «jihadistes héros».
Le chef de l’EIIL, Abu bakr al-Baghdadi, et son porte parole Abu Mohammad al-Adnani ainsi que des éléments étrangers dont des Français qui ont intégré l’organisation avaient adressé durant les derniers mois des messages incitant à attaquer les pays de la Coalition internationale anti-EIIL dont notamment la France.
Trois individus cagoulés et armés ont attaqué mercredi 7 janvier en fin de matinée les locaux du journal satirique «Charlie Hebdo» dans la capitale française tuant douze personnes dont huit journalistes et deux policiers et blessant onze autres personnes.
Selon la police française les deux suspects identifiés sur les trois qui avaient accompli l’attaque sont toujours traqués jusqu’à vendredi au matin. Toujours selon la police française il s’agit de Saïd et Cherif Kaouachi deux frères d’origine algérienne.