AA / Le Caire
Les autorités égyptiennes arrêteront tout membre du mouvement palestinien Hamas se trouvant sur le territoire égyptien, à la suite du verdict d’un tribunal du Caire classant l’organisation palestinienne comme "terroriste".
"Tout membre [du Hamas] trouvé en Egypte sera arrêté et tous ses biens seront confisqués", a déclaré le ministre égyptien de la Justice, Mahfouz Saber, au journal égyptien "Al-Ahram al-Massai" (gouvernemental).
D’après le ministre, un comité gouvernemental, initialement chargé de la surveillance des biens de la confrérie des Frères musulmans - classée "organisation terroriste" en 2013 – sera responsable de la saisie des biens du Hamas en Egypte.
Samedi, un tribunal égyptien a classé le Hamas comme "organisation terroriste". La mesure a été fondée sur l’affirmation que le groupe palestinien de résistance a "mené des attaques en Egypte à travers des tunnels transfrontaliers entre la péninsule du Sinaï et la Bande de Gaza".
Le Hamas s’est dit, samedi, « choqué » par la décision du tribunal égyptien.
En mars 2014, le même tribunal avait interdit toutes les activités du Hamas en Egypte et confisqué les bureaux de l’organisation présents sur le territoire égyptien.
Un des chefs du Hamas, Moussa Abou Marzouq, est le seul parmi les hauts responsables de l'organisation palestinienne à résider en Egypte.
Le mois dernier, un tribunal égyptien a également classé la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, comme « organisation terroriste ».
Plusieurs membres du Hamas font partie des accusés dans deux procès auxquels fait face l’ex-président égyptien Mohamed Morsi - également chef des Frères musulmans – pour « espionnage » et « évasion de prison ».
Les médias égyptiens ont attribué au Hamas une série d’attaques meurtrières contre les forces de sécurité égyptiennes, depuis la destitution par l’armée, en juillet 2013, de Morsi. Le Hamas a systématiquement rejeté ces accusations.