Hatem Katou
10 Avril 2016•Mise à jour: 11 Avril 2016
- AA / Le Caire / Mahmoud al-Husseini
Une source autorisée à l’ambassade d’Italie au Caire a souligné, dimanche, que «l’ambassade continue à travailler normalement».
La source, qui a requis l’anonymat, faisait cette déclaration dans un entretien téléphonique avec Anadolu, après le départ vers Rome de l’ambassadeur Maurizio Massari, rappelé sur fond de l’affaire du meurtre du chercheur Regeni.
«La durée du rappel n’est pas connue exactement», a ajouté la source diplomatique italienne basée au Caire.
L’ambassadeur italien en Egypte, Maurizio Massari, a quitté, dimanche, Le Caire, en direction de Rome, pour consultation au sujet de l’affaire du meurtre du chercheur Giulio Regeni, a-t-on appris de sources sécuritaires à l’aéroport du Caire.
Le diplomate italien avait été rappelé par les autorités de son pays, vendredi dernier.
Des sources sécuritaires à l’aéroport du Caire ont déclaré à Anadolu, sous couvert de l’anonymat, que «Massari a quitté, aujourd’hui, accompagné de sa famille, à bord d’un vol de la compagnie Alitalia ».
«Le diplomate n’a pas quitté via le salon d’honneur réservé aux passagers de marque mais a utilisé la salle d’embarquement des passagers ordinaires », ont-elles précisé.
Sameh Choukri, ministre égyptien des Affaires étrangères, avait exprimé, selon un communiqué du département, le « désagrément » de son pays face à l’orientation politique empruntée par Rome dans l’affaire de la mort de Regeni et le rappel de son ambassadeur en poste au Caire sur fond de l’échec de la réunion des enquêteurs italiens et égyptiens à Rome.
Le procureur général adjoint égyptien, Mustapha Suleiman, avait annoncé, samedi, que la réunion de Rome a échoué à cause du refus du Caire d’une demande formulée par Rome portant obtention des enregistrements de communications téléphoniques de citoyens égyptiens qui circulaient et évoluaient à proximité de Regeni avant sa mort.
Le ministère italien des Affaires étrangères avait rappelé, vendredi, son ambassadeur au Caire pour consultation au sujet de l’affaire du meurtre, à la fin du mois de janvier dernier, du jeune chercheur italien, Giulio Regeni, âgé de 28 ans.
Luiji Manconi, président de la commission des droits de l’Homme au parlement italien avait annoncé l’échec de la réunion des enquêteurs et des responsables sécuritaires, égyptiens et italiens, consacrée aux résultats de l’enquête sur la mort de Regeni, trouvé mort dans l’Ouest de la capitale égyptienne au début du mois de février dernier.