AA/Séoul/ Gamze Türkoğlu Oğuz
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a accusé la Corée du Nord de violer les engagements internationaux par ses essais de missiles balistiques.
Le responsable américain a affirmé, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue sud-coréen Yun Byung-se, à Séoul, que le missile balistique lancé par Pyongyang, à partir d'un sous-marin au début de ce mois de mai, constitue une violation des traités internationaux, relevant que les résolutions du Conseil de Sécurité interdisent à la Corée du Nord de développer les technologies des missiles balistiques.
John Kerry a qualifié «d’étrange, horrible et choquant », les informations faisant état de l'exécution de plusieurs responsables nord-coréens, sur ordre du président Kim Jong-Un.
Des informations avaient fait état de l’exécution le mois dernier du ministre nord-coréen de la Défense, Hyon Yong-chol, pour s’être endormi lors d’une réunion avec le jeune président Kim Jong-Un.
Les chefs de la diplomatie américaine et sud-coréenne ont promis, lors de la conférence, de poursuivre leurs efforts pour un dialogue fructueux avec le gouvernement de Pyongyang, soulignant toutefois que «d’autres options» seront également prises en considération.
Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères a souligné la nécessité de prendre en compte la situation interne de la Corée du Nord, soulignant que son pays et les Etats-Unis ont convenu de consolider la force de dissuasion et de coordonner leurs efforts.
Les deux ministres n’ont pas fait de déclarations sur l’éventualité du déploiement du système de défense antimissile (THAAD), sur le territoire de la Corée du Sud. Un scénario auquel s’opposent en effet des responsables russes et chinois, mais aussi certains parlementaires sud-coréens.