Hafawa Rebhi
21 Septembre 2017•Mise à jour: 21 Septembre 2017
AA / Irak / Ali Jawad
Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé jeudi, à l’aube, le début de l’opération contre Daech pour la libération du district de Hawija, dans le sud-ouest de la province Kirkouk.
"Nous annonçons le lancement de la première étape de la libération de Hawija, et tenons ainsi notre engagement envers notre peuple à libérer tout le territoire irakien et à le purger des gangs terroristes de Daech", a déclaré al-Abadi dans un discours diffusé par la télévision officielle.
Le Premier ministre irakien est arrivé hier, mercredi, au sud de la ville de Mossoul, capitale de la province de Ninive (nord). Il y a tenu un vaste rassemblement avec les commandants de l'armée et les forces qui prennent part à la bataille pour libérer le district de Hawija et le côté est du district de Sharqat.
"La police fédérale et les forces du Hachd ont bombardé les positions de Daech à Hawija et Sharqat quelques heures avant le début de l'opération militaire terrestre", a indiqué à Anadolu Jabbar Hassan, un capitaine de l'armée irakienne.
"L’aviation de la Coalition internationale (anti-Daech) et les avions irakiens ont commencé, ce matin, à soutenir les forces irakiennes, qui progressent prudemment dans la périphérie du district de Hawija", a ajouté le capitaine Hassan.
Daech contrôle toujours une grande zone dans le sud-ouest de Kirkouk, qui comprend le district de Hawija et les localités de Riyadh et Zab, qui sont principalement des zones à majorité sunnite arabe jouxtant les frontières administratives de la province de Salah ad-Din.
Les Peshmerga (forces de l'administration régionale kurde) contrôlent le reste de Kirkouk - un territoire riche en pétrole contesté entre Bagdad et Erbil -, depuis le retrait de l'armée irakienne devant l’invasion de Daech en 2014.
Daech tient encore des bastions dans les villes d’al-Qaim, Anah et Rawah, dans la province d'al-Anbar (ouest).
Au cours de l'été 2014, Daech avait dominé un tiers du territoire irakien. Les forces irakiennes, soutenues par la Coalition internationale dirigée par les États-Unis, ont toutefois repris une grande partie de ce territoire.