Hafawa Rebhi
29 Septembre 2017•Mise à jour: 29 Septembre 2017
AA / al-Anbar (Irak) / Sulaiman al-Qubaisi
Un commandant de l'armée irakienne a déclaré que ses forces, soutenues par la coalition internationale anti-Daech, a déjoué vendredi une attaque des combattants de Daech et en a tué 45, dans la province d’al-Anbar dans l’ouest de l’Irak.
"Daech a mobilisé des dizaines de ses membres lourdement armés pour attaquer la localité de Kabisa, au sud de la ville de Hit (à l’ouest de la ville de Ramadi, capitale de la province)", a déclaré à Anadolu le major- général Noman Abd al-Zubai, commandant de la septième division de l’armée irakienne.
"Les hommes armés de l'organisation se sont mobilisés dans le désert du sud de la région. Ils se dirigeaient vers le centre de la localité de Kabisa", a ajouté le militaire irakien, avant de détailler le cours de la confrontation.
Ainsi, les forces irakiennes, avec le soutien des avions de la coalition internationale, ont détruit le groupe de Daech avant qu’il n’atteigne sa destination. Le bilan des pertes infligées à Daech est estimé à "45 morts, soit tous les membres du groupe assaillant, en plus de la destruction de six véhicules chargés d’armes, de munitions et d’explosifs".
Les forces irakiennes avaient repris le contrôle de Kabisa au début de l’année dernière et y avaient déployé des forces gouvernementales, en plus des combattants des tribus sunnites. La localité de Kabisa et son centre sont toutefois la cible de d’attaques récurrentes que Daech lance à partir des districts de Rawah et d’al-Qaim sur la frontière syrienne, zones qui se trouvent encore sous l’emprise de l’organisation terroriste.
Toujours dans la même province, cinq obus de mortier lancés par Daech ont atteint vendredi la localité d’al-Wafa, relevant du district de Ramadi, a déclaré à Anadolu, Hussein Kassar, le conseiller à la sécurité du président du conseil de la province d'al-Anbar
Le responsable a rapporté des pertes matérielles et l’absence de morts ou de blessés, mais il a surtout insisté sur le besoin de sécurité exprimé par la population de sa localité.
"En raison du petit nombre de forces de sécurité qui se trouvent dans la région, les gens d'Al-Wafa exigent l’arrivée de renforts de l'armée et de la police. Il faut également armer et équiper de voitures les membres des tribus pour les aider à faire face aux attaques de Daech", a souligné Hussein Kassar.