AA/Jakarta (Indonésie)/ Ainur Rohmah
Les votes de l’élection présidentielle indonésienne âprement disputée ont été clos, mercredi, plaçant le candidat Joko "Jokowi" Widodo en tête du scrutin, selon les résultats préliminaires du comptage rapide.
Les bureaux de vote de la troisième démocratie la plus peuplée au monde ont officiellement été fermés, mercredi à 13h (heure locale), après la participation de 188 millions d’électeurs indonésiens.
Les résultats officiels ne seront pas proclamés avant un mois ; cependant ceux du «comptage rapide des votes», reposant sur un échantillonnage statistique, devraient être annoncés dans trois heures.
Les premières prévisions - basé sur 56,10% du comptage rapide - ont placé en tête le candidat « du peuple », Joko "Jokowi" Widodo, avec 52,61%, tandis qu’en deuxième position se trouve l’ex-Général Prabowo Subianto, avec 47,39%.
Suite au bouclage des votes, le président indonésien en exercice, Susilo Bambang Yudhoyono – dont le second mandat prendra fin en octobre - a exhorté, lors d’une conférence de presse, les deux candidats à accepter les résultats, quels qu’ils soient.
Le scrutin présidentiel, lancé mercredi, à partir de 7h, intervient à la suite d’un mois de campagne présidentielle entachée par des accusations, de part et d’autre, de corruption et par des affrontements entre partisans.
L’Indonésie - pays, de plus de 240 millions d’habitants, comptant le plus grand nombre de musulmans dans le monde - a été une dictature militaire sous le joug de l’ancien chef d’Etat Suharto durant plus de 30 ans, jusqu’en 1998 où des émeutes populaires l’ont poussé hors du pouvoir.