AA - Paris - Hamza Gedikoğlu
Le président français, François Hollande a affirmé, mercredi, qu’il proposera, dès septembre, aux membres du Conseil de sécurité des Nations Unies et à certains pays du Moyen-Orient, une conférence internationale sur la sécurité en Irak et la lutte contre l’organisation de l’Etat islamique en Irak et au levant (EIIL), désormais autoproclamée "Etat islamique".
S'exprimant lors d'un entretien accordé au journal français Le Monde, Hollande a souligné la gravité de la situation en déclarant "Je considère que la situation internationale est la plus grave que nous ayons connue depuis 2001. Le monde doit en prendre toute la mesure".
Selon le président français, " la communauté internationale doit faire face "non pas à un réseau terroriste comme al-Quaida, mais à un quasi-Etat terroriste, "l'Etat islamique" . Il a appelé ses partenaires à envisager "une stratégie globale contre cette organisation".
"Je proposerai donc prochainement à nos partenaires une conférence sur la sécurité en Irak et la lutte contre l' 'Etat islamique' ", a-t-il-ajouté.
Sur l'envoi d'armes sophistiqués aux Kurdes d'Irak, le président français a indiqué que les livraisons ont été effectuées "en plein accord avec les autorités centrales de Bagdad" et a assuré que les armes seront utilisées pour "l'unité de l'Irak".
D'autre part, le chef de l'Etat français a reproché à la communauté internationale de ne pas avoir réagi face à la situation en Syrie.
"Si, il y a deux ans, il y avait eu une action pour installer une transition, nous n'aurions pas eu l'"Etat islamique". Si, il y a un an, les grandes puissances avaient réagi contre l'utilisation (par Bachar Al-Assad) des armes chimiques, nous n'aurions pas été face à ce choix terrible entre un dictateur et un groupe terroriste, alors que les rebelles méritent tout notre soutien", a fait remarquer Hollande.