Sarp Özer,Tuncay Çakmak
09 Octobre 2020•Mise à jour: 09 Octobre 2020
AA / Rome
Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a rejeté l’hypothèse d’un arrêt des opérations azerbaïdjanaises pour libérer le Haut-Karabagh de l’occupation arménienne.
Akar s'est exprimé, vendredi, à l’issue de sa réunion avec son homologue italien, Lorenzo Guerini, dans le cadre de la visite qu'il effectue à Rome.
Après s’être félicité de ses échanges avec le ministre italien autour de la question libyenne et de la Méditerranée orientale, Hulusi Akar est revenu sur les discussions entre la Turquie et la Grèce.
Il a d’ailleurs annoncé la tenue, ce vendredi, d’une première réunion à l’OTAN.
"Les délégations militaires turques et grecques ont réalisé leur première réunion à l'OTAN en vue de constituer le mécanisme de procédures de séparation", a-t-il partagé.
Le ministre Akar a insisté sur la volonté de la Turquie de régler les différends avec la Grèce par le dialogue et la diplomatie.
"Nous sommes en faveur de la définition des mécanismes de dialogue afin d'éviter les incidents", a-t-il ajouté.
Concernant le conflit au Haut-Karabagh, le ministre turc a rappelé le soutien de la Turquie à l’Azerbaïdjan.
Akar a fermement condamné les attaques arméniennes contre des positions civiles en Azerbaïdjan, revenant sur les appels au cessez-le-feu qui se sont multipliés alors que Bakou mène des opérations pour libérer ses territoires occupés par l’Arménie.
"Ces appels sont inacceptables. Nos frères azerbaïdjanais agissent pour reprendre et libérer leurs terres occupées", a-t-il noté.
Le ministre turc a par ailleurs dénoncé l’inaction des institutions internationales comme l’ONU, l’OSCE et le Groupe de Minsk "qui n’ont rien fait depuis 30 ans pour mettre fin à l’occupation arménienne".
"N'attendez pas que nos frères azerbaïdjanais s'arrêtent tant que l'occupation ne prend pas fin et que les terroristes et mercenaires ne quittent pas la région. C’est seulement dans ce cas qu’un cessez-le-feu pourra intervenir.", a-t-il conclu.