Hatem Kattou
19 Novembre 2017•Mise à jour: 20 Novembre 2017
AA / Beyrouth - Le Caire / Wassim Seifeddine – Viola Fehmy
Le Chef du gouvernement libanais démissionnaire Saad Hariri se rendra, au Caire, mardi, où il rencontrera le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, indique dimanche soir, un communiqué du Bureau de presse de m’homme politique libanais.
Le communiqué n’a pas donné d’autres détails sur la durée ou l’ordre du jour de la visite où ce qu’envisagent de discuter les deux parties au cours de leur entrevue.
L’Egypte a salué la venue de Hariri « à tout moment », selon une déclaration faite par le porte-parole de la Présidence Bassem Radhi à une chaîne de télévision égyptienne privée.
«L’Egypte accueillie la venue du Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri à tout moment mais la date de la visite n’a pas encore été fixée jusqu'à président », a-t-il dit.
Le porte-parole de la Présidence égyptienne faisait allusion à des informations contradictoires sur la date de la visite. Certains médias évoquaient la journée du lundi avant que le cabinet de Hariri n’annonce le mardi.
L’Egypte accorde une importance particulière aux développements au Liban. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Chokri avait effectué dimanche dernier une tournée arabe qui a comporté six pays, dont l’Arabie Saoudite, pour discuter une série de questions régionales, au premier rang desquelles figure la situation au Liban.
Hier samedi, Hariri avait annoncé après sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron, à Paris, qu’il retournera au Liban, mercredi pour participer à la célébration de l’anniversaire de l’Indépendance, mercredi prochain.
Hariri était arrivé à Paris, deux semaines après l’annonce de sa démission dans la capitale saoudienne Riyadh.
Hariri a motivé la décision de sa démission par le fait que l’Iran « s’emploie à prendre le Liban en otage et à lui imposer une tutelle après que Hezbollah ait réussi d’imposer un fait accompli par la force des armes ».
Hariri a occupé son poste depuis le mois de décembre 2016 dans le cadre d’un compromis entre les différents courants politiques pour faire sortir le Liban d’une crise politique qui perdurait depuis plusieurs années.
Le président libanais Michel Aoun a réagi en indiquant ne pas accepter la démission de Hariri avant son retour au Liban pour expliquer sa position.
Hariri, qui conduit le Courant « al-Moustakbel » (Le Futur) depuis 2005, date de l’assassinat de son père défunt, Rafic Hariri, avait occupé le poste de Premier ministre entre 2009 et 2011. Rafic Hariri a été tué dans un attentat en février 2005 dans le centre de la capitale libanaise Beyrouth.