Hafawa Rebhi
31 Octobre 2017•Mise à jour: 01 Novembre 2017
AA / Gaza / Nour Abu Aisha
« Israël ne parviendra pas à imposer de nouvelles règles de la bataille ». C'est ce qu'a affirmé mardi, Ismaïl Haniyeh, chef du bureau politique du Mouvement de résistance islamique Hamas, lors de sa participation aux funérailles de trois Palestiniens dans la Grande Mosquée du camp de réfugiés d'al-Bureij, dans le centre de la Bande de Gaza.
Ceux-ci, membres des Brigades Al-Qods, l’aile armée du mouvement Jihad islamique, ont été tués la veille dans une attaque israélienne contre un tunnel aux confins de la ville de Deir al-Balah, dans le centre de la Bande de Gaza. Le ministère palestinien de la Santé a évoqué un bilan de sept morts et de 12 blessés dans l’attaque.
« L'ennemi se leurre en pensant pouvoir imposer les règles du jeu. Notre volonté est forte et nos épées sont tranchantes. Il s’illusionne celui qui s’estime capable de battre les cartes ou de changer les priorités, en particulier la résistance et ses armes », a martelé le chef de Hamas rappelant que « la résistance et ses capacités représentent une ligne rouge infranchissable et intouchable ».
Au « carnage perpétré par Israël », Haniyeh a estimé qu’il fallait répondre par « la consécration de l’unité et de la réconciliation nationales et par le maintien de la résistance comme une option stratégique pour les Palestiniens».
« Nous avons entamé l’unité palestinienne, et nous y avons progressé. L’ennemi sait que notre force émane de notre unité. Et je pense qu’un peuple sous l’occupation ne pourra en sortir victorieux s’il n’est pas uni, sur la base d’une vision, de principes et de stratégies dont notamment celle de la résistance », a-t-il avisé.
Haniyeh a prôné une application accélérée des étapes de la réconciliation palestinienne. Il s’est d’ailleurs adressé au président palestinien Mahmoud Abbas, lui demandant « d’arrêter les sanctions infligées à la Bande de Gaza ». Et à l'Autorité palestinienne, le chef de Hamas a demandé d’arrêter la coordination sécuritaire avec Israël, en réponse à l'incident.