Mourad Belhaj
05 Décembre 2020•Mise à jour: 05 Décembre 2020
AA / Tunisie
Le président du Parlement tunisien, Rached Ghannouchi, a déclaré, vendredi, que l'une des causes de la révolution dans son pays en 2011 était "la détérioration des infrastructures dans tous les secteurs, ainsi que la dégénérescence des caisses socpoiales".
Cette déclaration est intervenue lors de l'entretien qu'a eu Ghannouchi avec le ministre de la Santé, Fawzi Mahdi, au Palais du Parlement dans la capitale, Tunis, dans le contexte du décès d'un médecin de 27 ans suite à un accident d'ascenseur dans un hôpital public.
Ghannouchi a souligné que la pandémie de coronavirus a mis en évidence ces lacunes dans les infrastructures, ajoutant que les hôpitaux sont sous la responsabilité de l'État, qui doit en prendre soin et en assurer l'entretien.
Les déclarations de M. Ghannouchi interviennent alors que la Tunisie s'apprête à commémorer le dixième anniversaire de la révolution qui a renversé le régime de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali, qui s'est déclenchée le 17 décembre 2010.
Le médecin, Badreddine Alaoui, est décédé jeudi suite à la panne d'un ascenseur électrique et sa chute, à l'hôpital public de "Jendouba" (nord-ouest).
Pour sa part, le ministre de la Santé a souligné le faible budget de son ministère "estimé à 2,8 milliards de dinars tunisiens" (1,04 milliard de dollars).
Au cours de la réunion, Mahdi a souligné "la nécessité de réglementer la gestion des établissements de santé et des hôpitaux publics", notant que la pandémie de coronavirus "a entraîné la suspension des opérations de réparation et de maintenance" au sein du système de santé.
Il a souligné les efforts déployés pour réduire le taux d'infection par le virus, en insistant sur la nécessité de maintenir la distanciation sociale et de suivre les mesures préventives.
Jeudi soir, le nombre de patients atteints de la Covid-19 en Tunisie s'élevait à 101 900 cas confirmés, dont 3 481 sont décédés et 75 464 se sont rétablis, selon le ministère de la santé.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj