AA - Paris - Hamza Gedikoğlu
L'Union pour un Mouvement Populaire (UMP), parti de l'opposition, a crié, mardi, au "complot politique", suite à la mise en garde à vue de l’ancien Président français Nicolas Sarkozy, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour "trafic d’influence" et "violation du secret de l’instruction".
La déléguée générale adjointe de l'UMP, Valérie Debord, a dénoncé une instrumentalisation de la justice contre Sarkozy, ancien dirigeant de l'UMP. "A chaque fois qu’il évoque son éventuel retour aux affaires (politiques), étonnamment, il est inquiété par une affaire de justice qui immédiatement" surgit, a affirmé Debord sur BFMTV.
Pour sa part, le gouvernement français a fermement démenti une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Le maire (UMP) de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Christan Estrosi, a souligné qu’aucun président dans l'histoire de la république n’a été exposé à un tel traitement et a accusé la justice de manque d'impartialité dans le cadre du procès.
Du côté du Parti Socialiste, au pouvoir, Stéphane le Foll, porte-parole du gouvernement, a lancé sur la chaîne I TELE, "La justice enquête, elle doit aller jusqu'au bout, Nicolas Sarkozy est un justiciable comme les autres".
L’ex-Président français avait été placé sous écoute à la demande des juges, pour un autre dossier concernant les accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, aujourd'hui décédé.
Les conversations entre Sarkozy et son avocat, interceptées dans le cadre de ces écoutes, laissent penser que ces derniers ont été informés en amont par un haut magistrat, Gilbert Azibert, de l’enquête menée sur l’affaire Bettencourt, touchant également Sarkozy.