Esma Ben Said
15 Août 2017•Mise à jour: 15 Août 2017
AA/Paris/Zeynep Ciftci
En vacances à Marseille (Bouches-du-Rhône - sud), le président français Emmanuel Macron a porté plainte contre un photographe pour cause «d’harcèlement» et de « tentative d’atteinte à la vie privée » a annoncé, mardi, l’Elysée.
Le photographe de presse le suivait sur son lieu de destination estivale, où il se trouve avec sa campagne Brigitte Macron, et se serait introduit dimanche, sur « la propriété privée », a justifié l’Elysée.
« De temps en temps, il (Emmanuel Macron) sort (…) et ce photographe-journaliste l’a suivi à plusieurs reprises à moto. La sécurité lui a demandé de façon répétée de ne pas le faire, il a continué, parfois à ses risques et périls », explique le service de communication de l’Elysée.
Témoignant au magasine VSD, le photographe a, de son côté, estimé avoir « été traité comme un criminel » par la police et indique avoir été retenu environ six heures en garde à vu dans un commissariat de Marseille (Bouches-du-Rhône).
« Ils ont fouillé tout mon matériel, mes sacs. J’ai dû retirer mes lacets de chaussures, ma montre… », raconte le photographe qui affirme également qu’un officier de police judiciaire a demandé à voir « tout ce qu’il y a sur la carte mémoire » de ses appareils photo.
« C’est totalement illégal. (…) C’était de l’intimidation. Le but était clairement de me faire peur », poursuit-il.
Le couple présidentiel loge, d’après le quotidien La Provence, dans « la villa du préfet de région, située dans le parc Talabot, un parc de plusieurs hectares connu pour ses splendides villas et desservi par plusieurs petites rues réglementées ».
Le journal local BFM avance, quand à lui, que « l'accès au parc est gardé - en permanence - par des vigiles privés. Grilles métalliques imposantes » et « Plusieurs camions de police stationnent sur l'avenue bordant le parc ». Il s’emblerait donc impossible d'y pénétrer sans y avoir été invité.