AA / Paris / Fatma Esma Arslan
Le Premier ministre français Manuel Valls a recomposé son gouvernement après avoir été chargé de nouveau par le président de la République François Hollande, à la suite de sa démission présentée, lundi, à cause de divergences entre Valls et le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg au sujet de la politique économique à adopter.
Pierre René Limas, Secrétaire général de l’Elysée a souligné que le Premier ministre Manuel Valls a composé de nouveau sa formation après qu’il ait présenté sa démission lundi ».
La nouvelle formation ne comporte pas les anciens ministres de l’Economie, Arnaud Montebourg et de l’Education Benoît Hamon, qui étaient à l’origine de la démission du gouvernement.
Le premier a été remplacé par Emmanuel Macaron, conseiller économique de Hollande tandis que Najat Vallaud-Belkcame a pris le portefeuille du second.
Le 2ème cabinet de Valls comporte 16 ministres, dont 8 femmes et 8 hommes dans une égalité parfaite, sans compter les secrétaires d’Etat.
Aux côtés de Montebourg et de Hamon, l’ex détentrice du portefeuille de la Culture, Aurélie Filippeitti n’est plus au gouvernement après avoir exprimé sa volonté de partir. La ministre, qui a envoyé une lettre dans ce sens à Valls et à Hollande dans ce sens, a été remplacée par Fleur Pellerin à son poste.
Le nouveau gouvernement n’a pas connu de changements majeurs. Miche Sapin préserve son poste aux Finances et Ségolène Royal occupe toujours le poste de ministre de l’Environnement. Laurent Fabius détient encore les rênes au Quai d’Orsay, et Jean Yves le-Drian à la Défense. Christian Taubira garde son poste en tant que garde de sceaux.
Hollande avait chargé Valls de constituer un deuxième gouvernement qui serait en harmonie avec les orientations économiques et politiques qu’il avait tracées « personnellement ».
Les protestations et les critiques formulées par les ministres de l’Economie et de l’Education ont abouti à la chute du gouvernement de Valls. Montebourg avait vivement critiqué la politique d’austérité et de levée d’impôts adoptée par Hollande, affirmant que cette politique n’aidera pas l’économique française à reprendre le chemin de la croissance et à accroître le pouvoir d’achat des Français.
Pour sa part, le ministre de l’Education Hamon, qui a occupé son poste durant 5 mois seulement, a critiqué la politique économique suivie par le gouvernement depuis deux ans et qui a impacté, d’une manière négative, sur le Parti Socialiste au pouvoir au cours des élections locales et européennes qui s’étaient déroulées au cours des derniers mois.