Mona Saanouni
25 Décembre 2017•Mise à jour: 26 Décembre 2017
AA/Khartoum
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé, lundi, à la levée des sanctions injustes imposées au Soudan, soulignant que ces dernières «ont spolié une grande partie de l'avenir de ce pays ».
Les déclarations d’Erdogan interviennent dans le cadre de son allocution prononcée lors de la cérémonie de remise du Doctorat honoris causa par l’Université soudanaise de Khartoum.
Le président turc a indiqué que «son pays continuera à soutenir le peuple soudanais comme il l’avait fait auparavant ».
Dans ce contexte, Erdogan a déclaré : «Comme nous l’avions fait auparavant, nous soutenons le peuple soudanais, et nous continuerons à le soutenir à l’avenir. Face à l'amour de nos frères soudanais nous nous sentons comme à Istanbul, dans notre pays et non pas à Khartoum ».
Erdogan a ajouté qu’il s’était rendu avec son homologue soudanais à l’île de Sikuan (île archéologique au nord-est du Soudan, en Mer Rouge), et il lui avait proposé de la restaurer.
«Ce que j’ai vu à l’île de Sikuan m’a attristé, la destruction était partout. Nous avions eu l’honneur d’y restaurer deux mosquées via l’Agence turque de coopération et de coordination TIKA », a-t-il poursuivi.
Il a souligné que les deux pays prévoient de lancer une université turco-soudanaise très prochainement.
«Si Dieu le veut, l’avenir est au continent africain avant la fin de ce siècle, il suffit de ne pas se plier et de rester fermes, comme notre position pour Jérusalem », a-t-il déclaré.
S’agissant de la coopération dans le secteur touristique, le président turc a proposé la possibilité de «faire du Soudan un passage des fidèles, afin de rafraîchir son tourisme, surtout vu que ceux qui souhaitaient accomplir la Omra (pélerinage) auparavant, traversaient vers la ville saoudienne de Djeddah via le Soudan ».
Quant aux retombées de la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël, Erdogan a indiqué : «La fraternité dont ont fait preuve l’ensemble des Musulmans après la décision provocatrice de l’Administration Trump au sujet de Jérusalem a été un point de départ majeur ».
Le président turc a souligné l’existence de nouveaux complots visant à diviser le monde musulman, comme aux siècles précédents.
L’Assemblée générale des Nations Unies avait approuvé une résolution, à majorité écrasante, jeudi dernier, rejetant la décision du président américain Donald Trump d’annoncer Jérusalem comme capitale d’Israël, et ce, sur la base de l’initiative de la Turquie te du Yémen.