AA/Le Caire/Islam Massaad
Un dirigeant de la confrérie des Frères Musulmans en Egypte est décédé, lundi matin, dans sa prison dans le nord du pays, portant à 265 le nombre des prisonniers morts dans leur geôles en Egypte depuis la destituion de l’ex-président Mohamed Morsi, selonune ONG de droits de l’Homme, basée à Genève.
Selon le site "Fenêtre d’Egypte", proche des Frères Musulmans, Mohamed al-Flahji, un des dirigeants et ancien membres du parlement pour le parti Liberté et Justice issu de la confrérie et dissous, est décédé lundi matin dans la prison de Jemsa dans la province de Damiatte (nord du pays).
Al-Flahji, 58 ans, avait été arrêté le 26 aout 2013, pour «appartenance à un groupe terroriste, manifestation, perturbation de l’ordre et incitation à la violence». Il a été emprisonné à Jemsa le 1er octobre suivant, selon un membre du comité de défense des prisonniers de la confrérie à Damiatte.
La même source a indiqué que al Flahji avait été admis à l’hôpital gouvernemental de Damiatte le 8 avril dernier, parce qu’il souffrait de calculs dans son rein gauche et d’une inflation de la vésicule biliaire, avant de réintégrer la prison de nouveau où il est décédé lundi matin.
Lors d’un premier procès al-Flahji avait été condamné à trois ans d’emprisonnement avant que la cour de cassation en Egypte ne casse le verdict. Un nouveau procès devait s’ouvrir demain mardi, selon l’avocat.
Ahmad Moufarrah, chargé du dossier Egypte dans l’organisation de droits de l’homme "al-Karama" dont le siège se trouve à Genève, a indiqué que la mort de al-Flahji porte à 265 le nombre des décès dans les prisons égyptiennes depuis la destitution de Mohamed Morsi le 3 juillet 2013. Il s’agit également du 135 décès dans les mêmes conditions depuis l’arrivée au pouvoir du président actuel Abdelfattah al-Sissi, le 8 juin 2014, selon la même source.
Les autorités égyptiennes affirment constamment que «tous les prisonniers disposent d’une protection sanitaire totale et que le ministère respecte les droits de l’Homme et les conventions auxquelles le pays est adhérent, à l’égard de tous les détenus dans les services de la police et dans les prisons»