AA/ Le Caire/ Islam Messad
Les autorités égyptiennes ont rouvert, lundi matin, la place al-Tahrir (centre du Caire), épicentre de la révolution égyptienne du 25 janvier 2011, après deux jours de sa fermeture devant la circulation des véhicules et des personnes, selon le correspondant de Anadolu et des témoins oculaires.
Les forces de l’armée et de la police ont enlevé les fils barbelés déployés dans la zone et ont mobilisé leurs chars avant de permettre aux véhicules et aux passagers d’accéder à la place.
Plus tôt, samedi soir, les forces de l’ordre ont dispersé des manifestants rassemblés dans la place Abdelmonam Riadh pour protester contre le verdict d’acquittement de Moubarak et certains de ses adjoints, avaient-on appris de la correspondante de Anadolu et de témoins oculaires.
Dans un communiqué publié, dimanche, le ministère égyptien de la santé a annoncé que « les évènements de la place al-Tahrir qui éclaté, samedi, ont fait deux morts et quinze autres blessés ».
Depuis la destitution de l’ancien président Mohamed Morsi le 3 juillet 2013, le gouvernement égyptien prohibe les attroupements et les manifestations publiques organisées sur la place emblématique al-Tahrir, épicentre de la révolution du 25 janvier.
Samedi, un tribunal du Caire, a abandonné l’accusation de complicité de meurtres visant l’ancien président égyptien et son ministre de l’Intérieur, Habib Adly, pour leur rôle dans la répression sanglante des manifestations lors de la révolution de 2011.
Moubarak a été également acquitté d’accusations de corruption, dans une affaire séparée.
S’agissant de ses deux fils Alaa et Jamal Moubarak, les accusations pesant à leur encontre ont été abandonnées pour motif de « prescription des faits.
Les jugements rendus par le tribunal du Caire ne sont pas définitifs et sont susceptibles de pourvoi dans un délai de soixante jours.