AA/Le Caire/Sayed Fathi
Un tribunal égyptien a condamné mercredi à trois ans de prison quatre personnes accusées de plusieurs faits dont celui d’avoir égorgé un chien, a indiqué une source judiciaire.
La source a déclaré sous couvert de l’anonymat que le tribunal correctionnel de Shubra El-Kheima (au nord du Caire) a condamné mercredi, à trois ans de prison quatre personnes pour avoir «entravé la loi organisant l’abattage d’animaux en tuant un animal domestique -un chien- tout en semant la peur et la terreur parmi les personnes qui ont assisté à la scène». La source précise que les accusés ont attaché l’animal à un poteau d’éclairage et l’ont attaqué à coups d’armes blanches avant de l’égorger.
Selon la même source le jugement émis en première instance peut faire objet d’appel.
Le ministère public égyptien a été saisi par un avocat qui a déposé une plainte contre quatre personnes qu’il accuse d’avoir tué un chien en terrorisant par leur acte des citoyens, de banditisme et de détention d’armes blanches.
L’affaire a démarré lorsque le premier accusé a déposé plainte contre le propriétaire du chien qui l’a attaqué en pleine rue a indiqué une source sécuritaire.
Selon la même source, les deux parties ont convenu lors d’une séance de réconciliation d’annuler la plainte pour le premier et de remettre son chien en vue de le tuer pour le second.
Dès réception de l’animal, le plaignant s’est fait aidé par des amis pour l’égorger de façon brutale et a diffusé les images de la scène sur le web a ajouté la source. Fait qui a suscité de vives réactions de la part d’internautes qui ont dénoncé cet acte barbare.
L’article 357 du code pénal égyptien prévoit une peine de prison maximale de six mois ou une amende qui ne dépasse pas les 200 livres égyptiennes (environ 26 dollars US) pour toute personne qui tue avec préméditation un animal domestique ou lui porte un gros préjudice.