AA/ Le Caire/ Hajer Dessouki
Le porte-parole du ministère égyptien de l’Intérieur estime qu’un grand nombre parmi ceux qui appellent à manifester le 28 novembre seront arrêtés durant les 48 prochaines heures.
Héni Abdellatif porte-parole du ministère égyptien de l’Intérieur a déclaré, mardi, à Anadolu que la police devra arrêter durant les 48 prochaines heures un grand nombre parmi ceux qui appellent à manifester vendredi 28 novembre et a ajouté que tous ceux qui porteront atteinte aux institutions et autres biens publics seront transférés au tribunal militaire.
En réponse à la question sur les moyens qui seront utilisés par la police et l'usage potentiel de balles réelles, Abdellatif a précisé que les forces de l’ordre interviendront conformément à la loi et aux conventions internationales et identifieront les moyens à utiliser selon la situation constatée dans la rue.
Le président égyptien avait émis à la fin du mois d’octobre dernier une décision qui met les institutions et établissements publics sous contrôle de l’armée
Mohamad Jalal leader du Front salafiste, partie qui avait appelé à la manifestation du 28 novembre, a déclaré à Anadolu que les bases du Front font l’objet depuis lundi 24 novembre d’attaques policières ajoutant qu’ils s’attendaient à de telles réactions et étaient déterminés à les supporter jusqu’au bout.
Jalal a par ailleurs estimé que la participation à la manifestation du 28 novembre sera très importante «le plus grand nombre jamais brassé par les précédentes manifestations» a-t-il déclaré.
Le Front salafiste qui se définit comme une ligue qui regroupe des personnalités islamiques et salafistes indépendantes et l’une des composantes de l’alliance des partisants de l'ancien président égyptien Mohamed Morsi, avait appelé au début du mois d’octobre à une grande manifestation le 28 novembre pour imposer l’ «identité islamique». Un appel qui a, immédiatement, suscité des réserves du côté des forces alliées aux autorités égyptiennes actuelles