Abdel Ra'ouf D. A. R. Arnaout
26 Juillet 2024•Mise à jour: 27 Juillet 2024
AA / Jérusalem / Abdel Raouf Arnaout
Un officiel israélien a exprimé sa déception ce vendredi quant à la possibilité d’un abandon du Royaume-Uni de ses réserves auprès de la Cour pénale internationale (CPI) concernant la demande du procureur général, Karim Khan, d’émettre deux mandats d’arrêt contre le Premier ministre, Benyamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Yoav Gallant.
Karim Khan avait précédemment annoncé en mai dernier qu'il avait demandé au tribunal d'émettre deux mandats d'arrêt contre Netanyahu et Gallant sur la base de plusieurs accusations, dont celle d'avoir commis des “crimes contre l'humanité“ à Gaza.
Le gouvernement britannique précédent, dirigé par Rishi Sunak, avait émis des réserves sur les demandes de mandats d'arrêt, une décision qui a été favorablement accueillie par de hauts responsables israéliens, avant que le New York Times ne rapporte dans la journée du jeudi les déclarations d’officiel britanniques qui ont affirmé, sous couvert d’anonymat, que le gouvernement de Keir Starmer devrait retirer ses objections vers la fin de la semaine concernant les mandats d'arrêt internationaux.
En réaction à la nouvelle, le journal israélien Haaretz, a cité ce vendredi un officiel israélien, dont l’identité n’a pas été révélée, qui a déclaré que Tel Aviv "est profondément déçu par la décision du nouveau gouvernement britannique d'abandonner les réserves du gouvernement précédent concernant la demande de mandats d'arrestation de la Cour pénale internationale contre Netanyahu et Gallant“.
L’officiel israélien a jugé la décision "fondamentalement erronée", alors que le journal a confirmé qu'"il s'agit de la première confrontation entre Israël et le gouvernement du Royaume-Uni dirigé par le Premier ministre, Keir Starmer, qui n'a pas encore officiellement retiré ses réserves".
Depuis le 7 octobre 2023, Israël mène une offensive militaire meurtrière contre Gaza avec le soutien américano-britannique, qui a fait plus de 129 000 morts et blessés palestiniens, dont la plupart sont des femmes et des enfants, en plus de 10 000 disparus dans un contexte d’énormes destructions et d’une famine qui a déjà coûté la vie à des dizaines d'enfants, dans l'une des pires catastrophes humanitaires au monde.
Tel Aviv continue sa guerre, ignorant la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU ordonnant un cessez-le-feu immédiat, ainsi que les ordonnances de la Cour internationale de Justice stipulant la prise des mesures par Israël pour prévenir les actes de génocidaires et améliorer la situation humanitaire, déjà catastrophique, à Gaza.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour