Yaser Albanna
27 Juin 2018•Mise à jour: 27 Juin 2018
AA / Gaza
L'armée israélienne a annoncé avoir détecté mercredi matin 12 tirs de roquettes depuis la Bande de Gaza.
L'armée a indiqué sur son compte Twitter que 3 roquettes ont été tirées de la Bande de Gaza ce matin sur la ville de Sdéerot, portant à 12 le nombre de tirs détectés depuis les premières heures de la journée.
Selon l’armée, le système de défense aérienne "Dôme de fer" a intercepté 3 tirs.
L'armée israélienne a déclaré avoir réagi aux tirs de roquettes, en ciblant des postes d’observation du Hamas dans le nord de Gaza.
Pour les Israéliens, "Hamas est le principal responsable des tirs de roquettes" et devra "supporter les conséquences de ses actions entraînant terreur et instabilité".
L'armée a également revendiqué le bombardement d’un "véhicule appartenant à un membre du Hamas très impliqué dans les incendies criminels et les explosions en Israël depuis la bande de Gaza".
Plus tôt dans la journée, un avion et un char israéliens ont ciblé une voiture appartenant à un membre du Hamas dans le camp de réfugiés de Nuseirat dans le centre de la Bande de Gaza, sans faire de victimes, ont indiqué des témoins.
Aucune partie palestinienne n'a revendiqué la responsabilité des tirs de roquettes.
Mais Fawzi Barhoum, un porte-parole du Hamas, a déclaré dans un communiqué de presse, dont une copie est parvenue à Anadolu, que "l'escalade de l'occupation et le ciblage délibéré des manifestants pacifiques et des résistants palestiniens ont provoqué la réponse de la résistance".
"La réponse de la résistance s'inscrit dans le cadre de sa pleine disposition à remplir son devoir de défendre notre peuple et de protéger ses intérêts", a ajouté Barhoum, sans déclarer explicitement la responsabilité de son mouvement pour les tirs de roquettes.
Mardi soir, un avion militaire israélien a ciblé un groupe de lanceurs de cerfs-volants incendiaires à la frontière orientale de Beit Hanoun, dans le nord de la Bande de Gaza, sans faire de victimes.
Tout au long des deux dernières semaines, l'armée israélienne a lancé des raids sur les sites du Hamas en représailles, dit-elle, au lancement de cerfs-volants et de ballons incendiaires sur le territoire israélien.
Israël est désarçonné face au phénomène des cerfs-volants et des ballons incendiaires, qui a débuté avec le début des Marches du retour, à la fin du mois de mars dernier.
Les membres du gouvernement israélien sont divisés quant aux moyens de faire face au phénomène.
Alors que certains piliers du gouvernement, comme le Premier ministre, Benyamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, s’opposent à l’assassinat des lanceurs de ces avions qui pourrait se répercuter négativement sur l'image d'Israël dans le monde, d'autres, à l’instar du ministre de l’Education, Naftali Bennett, et du ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, prônent la tolérance zéro et appellent ouvertement l’armée à les tuer.
Le cabinet israélien a discuté de la question des cerfs-volants et des ballons incendiaires, mais aucune décision n'a été prise.
Selon des données publiées par la Commission des relations extérieures et de la défense de la Knesset la semaine dernière, les cerfs-volants explosifs lancés par des Palestiniens de la Bande de Gaza ont provoqué plus de 400 incendies dans les colonies jouxtant l’enclave palestinienne assiégée.