Nazlı Yüzbaşıoğlu,Şerife Çetin,Ayvaz Çolakoğlu
26 Janvier 2017•Mise à jour: 27 Janvier 2017
AA - ANKARA - Ayvaz Colakoglu
Le porte-parole du ministère turc des Affaires Etrangères, Huseyin Muftuoglu a déclaré, au sujet de la décision qu’aurait prise le nouveau président américain Donald Trump de mettre en place une zone tampon en Syrie : “ ce qui est important c’est le contenu, la forme et les informations concrètes sur l’application de cette décision par les institutions américaines”.
C'est ce qu'a déclaré Muftuoglu, lors d’une conférence de presse, tenue jeudi à Ankara.
Concernant la décision qu’aurait prise le Président Américain Donald Tump de créer une zone tampon en Syrie, le porte-parole a précisé que c’est la position de la Turquie depuis le début du conflit et d' ajouter: " l’Opération Bouclier de l’Euphrate engagée par la Turquie a permis la libération de Jarablus et le retour chez eux de milliers de Syriens réfugiés, démontrant l’importance d’une zone tampon, et le bien-fondé de la position turque".
Au sujet de la réunion d’Astana sur la Syrie qui s’est déroulée au Kazakhstan, Muftuoglu a tenu à rappeler qu’elle avait pour vocation d’être complémentaire et non de remplacer la conférence de Genève.
İl a mis en garde contre les tentatives de sabotage du cessez le feu par les différents groupes qui y sont opposés et a invité les pays garants à tout mettre en œuvre afin de garantir la poursuite de la trêve.
Par ailleurs, Muftuoglu a affirmé que la position de la Turquie à l'égard du régime d’Al-Assad n’a pas évolué.
“Nous continuons à penser et nous soutenons qu’un régime responsable de la mort de 600 mille civils n’a pas d’avenir en Syrie”.
Concernant la participation, en tant qu'invité d'honneur de Can Dundar, accusé par la Turquie de haute trahison et d’atteinte a la sûreté de l’Etat, à une réception du ministère de la justice allemande, sujet de tension entre les deux pays actuellement, le porte-parole du ministère a assuré que l’Allemagne était un grand partenaire et qu’une visite de la chancelière Merkel en Turquie était prévue pour le 2 février.
“Nous avons fait part, aux autorités allemandes, qu’un individu poursuivi en justice pour des faits aussi graves puisse être reçu à une réception officielle du ministère de la justice allemande ne peut être ressenti que comme une provocation par la Turquie”.
Mustuoglu a également commenté les négociations pour la réunification de Chypre, soulignant que la ligne rouge de la Turquie était son rôle de garant qui ne peut être remis en cause.
Pour conclure, le porte-parole a fait un point sur les relations avec Israël, précisant qu’une réunion de consultation était en cours d’élaboration entre les deux pays et qu’un déplacement du ministre du tourisme turc au salon du tourisme qui se déroulera le 7 et 8 février est envisagé à condition qu'il puisse également se rendre en Palestine.
“Si la visite doit se réaliser, alors bien sûr que la Palestine sera a l’ordre du jour” a –t-il confirmé.