AA / Alger / Abderrazèk Ben Abdallah
Le ministre tunisien des Affaires étrangères Mongi Hamdi a indiqué, dimanche, que les discussions tuniso-algériennes ont porté sur la situation régionale, tout particulièrement, celle qui prévaut en Libye et qui intéresse les deux pays au plus haut degré.
Hamdi, qui s’exprimait au cours d’un point de presse animé, dimanche, avec son homologue algérien Ramtane Lamamra, à Alger, a ajouté que les « deux parties ont passé en revue leurs points de vue autour des questions régionales et internationales d’intérêt commun, tout particulièrement, la situation qui prévaut en Libye et qui intéresse la Tunisie et l’Algérie au plus haut degré ».
A une question sur les accords financiers conclus entre Alger et Tunis, le chef de la diplomatie tunisienne a estimé que ces accords représentent « un témoignage saisissant de l’appui apporté par l’Algérie sœur à la Tunisie son soutien intégral au processus transitoire en cette circonstance majeure de son histoire ».
La présidence du gouvernement tunisienne avait annoncé, plus tôt dans la journée du dimanche la signature de trois conventions financières avec l’Algérie.
La première convention a été conclue entre la Banque d’Algérie et la Banque Centrale de Tunisie en vertu de laquelle la partie algérienne procède à un dépôt de la somme de 100 millions USD auprès de son homologue tunisienne. Le deuxième accord prévoit l’octroi d’un prêt algérien de 100 millions USD à la République tunisienne, tandis que le troisième accord porte sur une aide financière non remboursable dont la somme n’a pas été déterminée.
Pour sa part, le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a souligné que « les entretiens entre les deux parties ont permis d’évoquer les différentes aspects de coopération entre les deux pays frères ainsi que les questions politiques régionales et internationales et tout ce qui a trait à la sécurité et à la stabilité des deux pays et de la région en général ».
Il a ajouté que les responsables des deux pays ont « passé en revue les évolutions positives survenues dans les deux pays, s’agissant du succès de l’élection présidentielle du 17 avril en Algérie et de la poursuite du processus de transition démocratique en Tunisie ».
« La tenue de la Haute commission mixte entre les deux pays en février à Tunis a permis de se pencher sur une série de questions relatives, notamment, au développement des zones frontalières », a-t-il encore dit.
Le ministre algérien a ajouté que « l’afflux des touristes algériens en Tunisie a été examiné », notamment, « les mesures à même de faciliter leur arrivée et leur séjour en Tunisie », sans pour autant fournir davantage de détails sur lesdites mesures.
Le chef du gouvernement tunisien, qui s’était déjà rendu en Algérie, au début du mois de février 2014, quelques jours après avoir accédé au poste du chef de gouvernement, clôture, dimanche une visite de deux jours en Algérie.
Il avait qualifié, à son arrivée, samedi, à l’aéroport international d’Alger, les relations bilatérales de « solides et de fortes », estimant que sa visite vise à « tenir informés les frères algériens de l’état d’avancement du processus transitoire en Tunisie qui avance à pas sûrs ».
La Tunisie souffre d'une crise économique due essentiellement à l'instabilité sécuritaire, au ralentissement de la croissance et à la réticence des investisseurs.