Beraa Göktürk
02 Novembre 2018•Mise à jour: 05 Novembre 2018
AA/ Berlin
Le gouvernement allemand a salué les efforts déployés par la Turquie dans le cadre de l’enquête sur l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat de son pays à Istanbul. Cependant, Berlin a appelé Riyad à mener une enquête transparente, l’avertissant que des sanctions pourraient lui être imposées.
"Les efforts fournis par les autorités turques ont joué un rôle majeur dans l'enquête sur l'incident", a indiqué le gouvernement allemand, vendredi, dans un communiqué.
"Le gouvernement allemand soutient tous les efforts déployés pour faire la lumière sur cet incident", a ajouté la même source.
La chancelière allemande Angela Merkel s'est entretenue par téléphone la semaine dernière avec le monarque saoudien et a fait part de ses attentes dans cette affaire, a noté le communiqué.
L'Allemagne attend du gouvernement saoudien qu’il mène une enquête rapide, transparente, et crédible et qu’il sanctionne tous les responsables en les traduisant en justice, selon la même source.
En outre, Berlin a averti que des sanctions pourraient être imposées s’il s’avère que le Royaume manque à ses engagements (concernant l’établissement des faits dans l'affaire Khashoggi).
Le communiqué a relevé de "nombreuses questions restées sans réponses, un mois après la disparition de Khashoggi".
Le gouvernement allemand suit de près le degré de l'engagement de l'Arabie saoudite à mener une enquête transparente et à traduire les responsables en justice.
Berlin est prêt à prendre les mesures appropriées avec ses partenaires internationaux, à la lumière des derniers développements en la matière, a conclu le communiqué du gouvernement allemand.
Après 18 jours de déni, Riyad a reconnu que Khashoggi a été tué à l'intérieur de son consulat à Istanbul après une bagarre qui aurait dégénéré.
Riyad a par la suite annoncé l'arrestation de 18 Saoudiens impliqués dans l'affaire en question. Quant au corps de Khashoggi, il n'a pas encore été retrouvé.
La version saoudienne a été largement critiquée par les pays occidentaux et les organisations internationales de défense des droits de l’Homme.