AA/Tunis/Esma Ben Said
Béji Caied Essebsi, candidat en tête du premier tour de la présidentielle tunisienne, a déclaré, lundi à la radio monégasque Monte-Carlo (RMC), que son rival, Mohamed Moncef Marzouki était soutenu par, entre autres, des « salafistes et des jihadistes », ce qui a été qualifié d' «esprit anti-démocratique», par le directeur de campagne de Marzouki, Adnène Mansar, dans une déclaration à Anadolu.
Dans une déclaration au micro de Jean-Jacques Bourdin, à la Radio Monte Carlo (RMC- d’origine monégasque), lundi, Essebsi, a déclaré que les électeurs de Mohamed Moncef Marzouki, classé deuxième, sont « les islamistes. (…) : les cadres d'Ennahdha, et un parti qui est encore plus extrémiste qu'eux (implicitement parti Ettahrir, salafiste). »
Essebsi a également déclaré que « des salafistes jihadistes et (...) les ligues de défense de la révolution » (LPR) qu’il a qualifiés de « parties violentes », soutiennent Marzouki.
« Malheureusement, il va y avoir une coupure en deux, les islamistes d'un côté et puis tous les démocrates et les non-islamistes de l'autre », a déclaré le candidat.
Concernant les résultats préliminaires, qui placent Marzouki en seconde position avec un écart de 8 points, Essebsi a déclaré que le président sortant « n'a jamais dépassé 10% dans les sondages, alors que maintenant il en a 32% » environ, assurant que c’est le soutien des islamistes qui lui a permis un tel score.
« Si nous n'avons pas eu 51%, c'est qu'il y eu certaines parties qui sont (...) de notre obédience (...) qui ne se sont pas mobilisées », a également fait savoir le chef du parti de Nidaa Tounes.
« Ces propos ne nous surprennent pas. L’esprit anti-démocratique de M. Béji Caied Essebsi n’est pas né d’aujourd’hui. Il accuse presque la moitié des votants d’être des extrémistes et des terroristes. Une accusation aberrante que nous condamnons fermement » a-t-il fait savoir, lundi après-midi.
« La Tunisie a besoin de consensus, de respect mutuel et d’esprit démocratique vrai. Nous croyons que M. Beji Caied Essebsi, qui a passé toute sa vie au service de la dictature ne pourra jamais guérir de cette culture anti-démocratique. Ce qui représente un danger réel pour la transition démocratique de la Tunisie et l’avenir des Tunisiens », a-t-il ajouté.
Pour Mansar, de tels propos « ne servent qu’à diviser les tunisiens. »
Concernant les résultats préliminaires, qui placent Marzouki en seconde position avec un écart de 8 points, Essebsi a déclaré que le président sortant « n'a jamais dépassé 10% dans les sondages, alors que maintenant il en a 32% » environ, assurant que c’est le soutien des islamistes qui lui a permis un tel score.
« Si nous n'avons pas eu 51%, c'est qu'il y eu certaines parties qui sont (...) de notre obédience (...) qui ne se sont pas mobilisées », a également fait savoir le chef du parti de Nidaa Tounes.
Selon des données publiées en exclusivité par Anadolu, dimanche, après le dépouillement des deux tiers des voix, un second tour aura lieu la dernière semaine du mois de décembre prochain entre Essebsi qui a obtenu 39.5% et Marzouki 33.4% des voix suivis de loin par Hamma Hammami avec 9 % des voix. Ces résultats, pas encore complets, sont sujets à des variations minimes, selon des indications recueillies par Anadolu auprès des sources politiques de haut rang.