Hafawa Rebhi
19 Août 2017•Mise à jour: 20 Août 2017
AA / Beyrouth / Wassim Saif Eddine
Le porte-parole de l'armée libanaise, le brigadier Ali Kanso, a nié samedi toute coordination « directe » ou « indirecte » avec le Hezbollah ou le régime syrien dans le cadre de l’opération contre Daech, dans la vallée de la Beqaa, dans le nord-est du Liban.
Lors d'une conférence de presse tenue au siège du ministère de la Défense au sujet de la bataille qui a commencé samedi à l’aube, le brigadier Kanso a ainsi souligné la séparation totale entre l’opération libanaise, et une autre opération qui se déroulait simultanément de l’autre côté de la frontière libano-syrienne.
Également menée contre Daech et baptisée « si vous revenez, nous revenons », l’opération conjointe du parti chiite libanais et du régime syrien a commencé samedi matin, en vue de chasser les membres de Daech des montagnes du Qalamoun syrien.
Estimant le nombre des éléments de Daech à 600 dans les hauteurs de la Beqaa, entre les localités de Ras Baalbaq et d’al-Qaa, le porte-parole de l’institution militaire libanaise, a décliné les points forts et les faiblesses du groupe.
Présents depuis des années au Liban, les combattants de Daech ont développé une grande connaissance du terrain, une connaissance qui les a aidés à trouver refuge dans les cavernes et les fossés et à en partir pour mener des opérations de sniping et de tir de missiles.
Daech manque toutefois de couverture aérienne et ne dispose pas de chars ou de blindés, a rappelé le brigadier Kanso, expliquant que l’armée libanaise a opté pour des attaques aériennes appuyées d’un pilonnage d’artillerie sur les cavernes et les fossés.
Le chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, avait annoncé samedi matin le début de l’assaut généralisé pour expulser Daech du jurd (hauteurs rocailleuses) de Ras Baalbeck et de Qaa, dans le nord-est du Liban.
Selon le porte-parole de l’armée, le coup d’envoi de cette bataille, « la plus difficile que l’armée mène contre les terroristes », a été précédé par deux semaines de combats et de retranchement de terrain qui ont permis de « resserrer l’étau autour de Daech ».