Fatih Erel
30 Mars 2016•Mise à jour: 31 Mars 2016
AA/Genève
Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a appelé tous les pays à assumer leur responsabilité quant à la crise des réfugiés, les exhortant à accepter et à réinstaller environ 480 000 réfugiés syriens d’ici à 2018.
S’exprimant mercredi à Genève, lors d’une réunion de haut niveau du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU (CDH) sur le partage des responsabilités concernant la crise de réfugiés, Ban Ki-moon a déclaré : «La réunion d’aujourd’hui est un pas important vers ces objectifs. Elle sera suivie par le Sommet mondial de l’humanitaire que j’ai convoqué pour le 23 au 24 mai à Istanbul et au cours duquel le thème du déplacement sera une priorité».
Le mois dernier, à Londres, des donateurs ont promis une aide financière de 11 milliards de dollars US lors d’une conférence internationale en soutien à la Syrie et à la région.
«Maintenant ces promesses doivent être honorées» a affirmé le Secrétaire général de l’ONU.
«Aujourd’hui, j’appelle les pays à agir avec solidarité, au nom de notre humanité commune, en s’engageant à offrir de nouvelles voies pour l’admission de réfugiés syriens. Ces voies peuvent inclure la réinstallation ou des admissions pour des motifs humanitaires, des regroupements familiaux ou des opportunités académiques et professionnelles» a-t-il déclaré.
Commentant les promesses d’admission jusqu’à présent de 178 000 réfugiés syriens dans des pays occidentaux, Ban Ki-moon a appelé tous les pays à développer ces engagements et a exhorté d’autres pays à se joindre aux efforts.
«Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime qu’au moins 10% des réfugiés syriens nécessitent une réinstallation ou une autre forme d’admission dans un pays tiers ; soit 480 000 personnes, ce qui est un chiffre relativement faible comparé aux millions accueillis par la Turquie, le Liban et la Jordanie » a expliqué Ban Ki-moon.
La Turquie abrite environ 2,7 millions de réfugiés syriens, tandis que 2,1 millions d’autres ont été accueillis par le Liban et la Jordanie.