Khadija Al Zogami
21 Novembre 2016•Mise à jour: 22 Novembre 2016
AA/ Suisse
Aucune avancée n’a été enregistrée au cours de la première journée des négociations interchypriotes menées à Mont Pèlerin, en Suisse, selon des sources diplomatiques proches du dossier.
Le président de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), Mustafa Akıncı, et son homologue chypriote-grec Nikos Anastasiades ainsi que le conseiller spécial des Nations Unies pour Chypre Espen Barth Eide, participent aux pourparlers.
Le négociateur de la partie turque Özdil Nami et son homologue grec Andreas Mavroyannis, ainsi que les porte-paroles des deux parties, prennent part également aux négociations.
Les négociations se sont poursuivies durant la première journée, jusqu’à tard dimanche. L’actuel round des pourparlers devrait s’achever lundi.
Les deux parties n’ont pas déterminé leur position sur la tenue d’une Conférence avec la participation des deux parties de l’île, de la Turquie, de la Grèce, et du Royaume-Uni, au sujet des questions sécuritaires et des garanties.
Les responsables de l’ONU ont déployé d’intenses efforts diplomatiques entre les deux parties, mais qui n’ont pas abouti à une décision définitive sur la tenue de la conférence, ont indiqué les sources.
A noter que la RTCN accorde une grande importance à la tenue de la conférence en question, et refuse d’aborder la question des garanties sans la présence de la Turquie. De leur côté, les responsables chypriotes grecs n’y sont guère favorables.
Les deux dirigeants de Chypre, Anastasiádis et Akinci, avaient décidé, lors de leur précédente rencontre à Mont Pèlerin, du 7 au 11 novembre courant, de reprendre les négociations les 20 et 21 novembre.
L'île de Chypre est divisée en deux parties, turque et grecque depuis 1974.
La République chypriote grecque est membre de l'UE depuis 2004. A noter que les chypriotes grecs avaient rejeté, la même année, un plan d’unification de l’île proposé par l’ONU.
Les pourparlers de paix à Chypre ont repris, sous les auspices de l’ONU, le 15 mai 2015, au terme d’une interruption de sept mois.