Nadia Chahed
20 Août 2017•Mise à jour: 21 Août 2017
AA/Paris/Zeynep Ciftci
Trois jours après les attentats qui ont frappés l'Espagne, la concentration des enquêteurs se porte désormais sur Abdelbaki Es Satty, imam dans une petite localité en Catalogne dans le Nord-est espagnol, qui serait en lien avec plusieurs membres de la cellule djihadiste, par ailleurs démantelée.
En effet, la presse espagnole s'interrogeait, dimanche, notamment sur le rôle que l'imam Abdelbaki Es Satty a pu jouer dans l'éventuelle radicalisation très rapide de plusieurs auteurs des attentats, identifiés en tant qu'enfants d'immigrés marocains.
Ainsi, un dispositif a été rapidement mis en place samedi soir en Catalogne, impliquant des barrages en relation avec l'enquête, a annoncé la police.
L'homme, a, par ailleurs, disparu depuis mardi alors que son domicile a été perquisitionné samedi à l'aube, selon Nourddem, son colocataire qui a assisté à l'opération de police, ont rapporté les médias locaux.
Citant des sources policières, le quotidien"El Pais" rapporte que l'imam de Ripoll pourrait avoir été tué dans l'explosion d'Alcanar.
"La dernière fois que je l'ai vu, c'était mardi (la veille de l'explosion) et il m'a dit qu'il allait voir sa femme au Maroc", a expliqué Nourddem, son colocataire.
Il s'est, par ailleurs, avéré que l'imam Abdelbaki As Satty a déjà fait de la prison pour des délits mineurs. En effet, d'après les quotidiens espagnols El Pais et El Mundo, citant des sources de la lutte antiterroriste, il aurait rencontré en prison, dont il est sorti en janvier 2012, des prisonniers liés aux attentats de mars 2004 qui avaient causé la mort de 191 personnes dans des trains de banlieue à Madrid.
Un véhicule avait percuté la foule, jeudi, sur les célèbres Ramblas de Barcelone, faisant 14 morts et des centaines de blessés parmi lesquels figurent de nombreuses nationalités dont 26 français. A quelques heures d'intervalle, un autre drame avait frappé Cambrils, au sud de la capitale catalane, où "cinq terroristes présumés" ont été abattus au court de la nuit pas la police espagnole alors qu'une femme femme blessée avait succombé à ses blessures.
Les deux attentats ont été revendiqués par Daesh.
Dans le cadre de l'enquête, les forces de l'ordre espagnol ont identifié une cellule où figurent une douzaine de personnes en lien avec les attentats de Barcelone et Cambrils, certains ont été interpellés d'autres abattus, alors que l'un, Younès Abouyaaqoub, est toujours en fuite.