Hanife Sevinç,Mehmet Kara,Tuncay Çakmak
22 Mars 2019•Mise à jour: 22 Mars 2019
AA - Istanbul - Tuncay Çakmak
Le Secrétaire général de l’Organisation de la Coopération Islamique, SE Dr. Youssef A. Al-Othaimeen, a appelé les leaders du monde entier à mettre en œuvre des mesures qui permettront de mettre fin aux discours de haine, notamment contre les Musulmans.
Al-Othaimeen s’exprimait, vendredi, lors de la séance d’ouverture de la réunion d'urgence à composition non limitée du Comité exécutif de l'Organisation de Coopération Islamique (OCI) au niveau des ministres des Affaires étrangères, réuni à Istanbul en Turquie.
Le Secrétaire général de l’OCI a surtout insisté sur les conséquences néfastes de la propagation de l’islamophobie et des discours de haine contre l’Islam et les Musulmans.
Il est revenu sur l’attaque terroriste de vendredi dernier contre deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande.
"Nous devons rappeler à tous les leaders cette chose : le terrorisme n'a ni religion, ni race. Si nous ne remettons pas en cause notre discours trop dur, si nous n'empêchons pas les discours de haine contre les Musulmans, ce genre d'attaques se poursuivra", a-t-il déclaré.
Al-Othaimeen a mis en garde contre une montée extrêmement dangereuse de l’islamophobie et des idéologies et discours qui l’accompagnent.
Il a relevé le nombre de plus en plus élevé d’attaques contre des mosquées et des Musulmans à travers le monde, en particulier dans certains pays européens.
"Cette attaque est en réalité un tournant pour nous. Cette attaque contre les Musulmans est la plus sauvage du genre. Cette attaque ne pourra en aucun cas remettre en cause ou arrêter les démarches que nous allons entreprendre", a-t-il assuré au sujet des décisions qui devront être prises pour lutter contre l’islamophobie et les discours de haine.
Le Secrétaire général de l’OCI, avant de terminer, a souligné le rôle et la responsabilité de l’OCI dans la lutte contre l’islamophobie et les discours de haine.
Enfin, il a remercié la posture du gouvernement néo-zélandais et de la Première ministre Ardern suite à l’attaque de Christchurch.