AA/Islamabad (Pakistan)/ Aamir Latif
Face à l’indignation et aux protestations internationales contre l’assassinat public d’une femme au Pakistan par sa famille, pour avoir refusé un mariage arrangé, le Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif, a ordonné jeudi, aux autorités de punir les responsables du crime.
Sharif a ordonné aux autorités «d’agir contre le meurtre violent » de Farzana Parveen, la femme enceinte lapidée en plein jour mardi, devant la Haute cour de Lahore, par des membres de sa famille.
«Ce type d’actes violents est inacceptable dans la société pakistanaise» a déclaré le Premier ministre.
Quatre autres suspects, dont l’oncle et deux cousins de la victime, ont été appréhendés par la police après l’arrestation du père de Farzana Parveen.
L’époux de Parveen qui a été blessé lors de l’attaque du mardi, avait lui-même tué sa première épouse, six ans auparavant, mais n’avait finalement pas purgé de peine. Son fils, qui avait à l'époque porté plainte contre lui, s'est contenté d"'accepter la compensation d'usage nommée le «prix du sang » et permettant d’éviter la prison pour ce type de crimes fréquents au Pakistan.
Le gouvernement du Pendjab a annoncé que les accusés seront jugés au titre de la loi spéciale anti-terrorisme.