Muhammed Temim Hocaoğlu,Ekrem Biçeroğlu,Tuncay Çakmak
14 Octobre 2019•Mise à jour: 15 Octobre 2019
AA - Ankara
Le porte-parole de l’Armée Nationale Syrienne (ANS), Yusuf Hamoud, a déclaré que les droits de toutes les minorités en Syrie seront placés sous garantie une fois les organisations terroristes vaincues dans le cadre de l’opération Source de Paix menée avec la Turquie.
Hamoud s’est exprimé, lundi, lors de la conférence "Source de Paix", organisée à Ankara par la fondation turque SETA (Fondation des Recherches politiques, économiques et sociales).
Le vice-ministre de la Défense du Gouvernement de Transition syrien, Hasan Hamada, et l’un des responsables de l’ANS, Mustafa Seccari, ont également pris la parole lors de la conférence.
Hamoud a d’abord rappelé que l’Armée Nationale Syrienne compose la plus importante structure des groupes qui combattent depuis 2011 les forces du régime de Bachar al-Assad, indiquant que l’ANS compte 80 mille soldats entrainés à travers 7 unités.
Pour le porte-parole, l’opération Source de Paix est devenue indispensable à cause des actions de l’organisation terroriste YPG/PKK, rappelant que le groupe terroriste a procédé à des oppressions sur les différents groupes ethniques et religieux de l’Est de la Syrie, les poussant à l’exil, enrôlant de force les enfants dans ses rangs, en arrêtant femmes et enfants ainsi qu’opposants politiques.
Hamoud a rappelé que dans le Pacte de constitution de l’Armée Nationale Syrienne, est inscrite la protection des droits des minorités ethniques et religieuses de Syrie.
"Nous avons pour objectif de fonder un état unitaire syrien qui place sous garantie les droits de toutes les minorités", a-t-il assuré.
Le représentant de l’ANS est aussi revenu sur la déclaration de la Ligue Arabe qui s’oppose à l’opération Source de Paix.
"Les pays qui s’y opposent sont ceux qui sont restés silencieux devant les crimes de guerre de l’organisation terroriste", a-t-il dénoncé.
Hamoud a également déclaré que l’ANS met tout en œuvre pour que la population kurde ne soit pas obligée de fuir.
"Pendant l’opération Rameau d’olivier pour libérer la région d’Afrin, l’organisation terroriste PKK a fait pression sur les civils kurdes pour qu’ils quittent la région. Nous avions alors joint la population par téléphone pour les convaincre de ne pas partir. Ceux qui étaient partis ont pu revenir en toute sécurité", a-t-il expliqué.
"L’Armée Nationale Syrienne n’a pas vocation à diriger la région. Une fois la région totalement libérée des terroristes, nous allons remettre le pouvoir aux civils pour qu’ils garantissent à tous de vivre en paix", a-t-il affirmé.
- Stabilité et sécurité :
Le vice-ministre de la Défense du Gouvernement de Transition syrien, Hasan Hamada, a pour sa part, avancé que l’ANS s’est considérablement professionnalisée par rapport à la période de l’opération Rameau d’olivier.
En tant que Gouvernement de Transition, leur priorité est d’assurer la stabilité et la sécurité, a-t-il indiqué.
De son côté, le responsable de l’ANS, Mustafa Seccari, a affirmé que les dirigeants du YPG prennent leurs instructions de Qandil (base principale du PKK dans le nord de l’Irak).
Il a expliqué que l’opération Source de Paix répond aux attentes de la population de la région qui veut que l’oppression du YPG/PKK prenne fin.