Esma Ben Said
26 Août 2017•Mise à jour: 29 Août 2017
AA/Zeynep Ciftci
Le président américain Donald Trump a gracié le shérif Joe Arpiao, dans la soirée du vendredi, condamné pour avoir traqué excessivement les clandestins en Arizona dans l'Ouest des Etats-Unis.
"Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a accordé la grâce présidentielle à Joe Arpaio, ancien shérif du comté de Maricopa dans l'Arizona", a annoncé, vendredi soir, la Maison blanche dans un communiqué.
"Le shérif Joe Arpaio a maintenant 85 ans, et après plus de 50 ans d'admirables service pour notre pays, il mérite un pardon présidentiel", justifie le texte.
Le très controversé shérif Joe Arpiao avait été condamné fin juillet à six mois de prison, après avoir violé l’injonction d’un juge fédéral lui prohibant ses patrouilles discriminatoires en Arizona.
Partisan du président Trump et auto-baptisé "le shérif le plus dur d'Amérique", l'homme est source de controverses "prenant des mesures ouvertement basées sur un ciblage discriminatoire et revendiqué des étrangers hispaniques" explique les médias internationaux.
L'annonce du pardon présidentiel a suscité nombreuses critiques et réactions de la part des figures politiques américaines. Le député Raul Grijalva, d’Arizona, cité par la presse locale a notamment déclaré que "Joe Arpaio ne mérite pas de pardon. Toute sa vie il s'est conduit comme s'il était au-dessus des lois. Maintenant Trump lui montre qu'il avait raison".
De son côté, le parlementaire démocrate Joaquin Castro (Texas) a décrit le shérif de "sectaire qui a ciblé la communauté hispanique pendant des années. Il aurait dû purger sa peine", rapporte la presse américaine.
La grande association de défense des libertés ACLU a défendu de son côté, que "le président a choisi l'illégalité plutôt que la loi, la division plutôt que l'unité et la douleur plutôt que la guérison".