Ikrame Imane Kouachi
23 Septembre 2026•Mise à jour: 23 Septembre 2026
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, et le conseiller britannique à la sécurité nationale, Jonathan Powell, ont discuté des moyens de renforcer les relations bilatérales et de plusieurs évolutions régionales lors d’une rencontre à New York, a indiqué mercredi le ministère égyptien des Affaires étrangères.
La rencontre s’est tenue mardi, en marge du segment de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, selon un communiqué du ministère.
Les deux responsables ont échangé sur les relations bilatérales ainsi que sur plusieurs questions régionales, soulignant la nécessité de poursuivre le développement des relations égypto-britanniques dans les domaines politique, économique et des investissements, en s’appuyant sur la dynamique récente des relations entre les deux pays.
Badr Abdelatty a fait part de l’intérêt de l’Égypte à intensifier les efforts conjoints pour renforcer la coopération économique et commerciale et accroître les investissements britanniques en Égypte.
Les deux parties ont également discuté des moyens d’augmenter les échanges commerciaux.
Abdelatty a notamment souligné l’importance de faciliter l’accès des exportations égyptiennes au marché britannique dans le cadre de l’accord de partenariat entre l’Égypte et le Royaume-Uni.
Selon le ministère égyptien, le Royaume-Uni figure parmi les principaux investisseurs étrangers en Égypte.
Les investissements britanniques cumulés atteignent environ 20,7 milliards de livres sterling (27,56 milliards de dollars), à travers plus de 2 100 entreprises opérant dans différents secteurs, notamment celui de l’énergie.
Les échanges commerciaux bilatéraux ont atteint près de 2,8 milliards de livres sterling en 2025, dont 1,5 milliard de livres d’exportations égyptiennes et 1,3 milliard de livres d’exportations britanniques, selon des déclarations du ministre égyptien de l’Investissement et du Commerce extérieur, Mohamed Farid Saleh.
La Palestine et les conflits régionaux au cœur des discussions
La rencontre a également porté sur les évolutions régionales, notamment la question palestinienne.
Badr Abdelatty a salué la décision du Royaume-Uni d’interdire le commerce de biens et de services liés aux colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, estimant que cette mesure réaffirmait son attachement au droit international et à la légitimité internationale.
Le 8 septembre, le gouvernement britannique avait annoncé l’interdiction des importations de biens provenant des colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que des mesures visant les services favorisant l’expansion des colonies.
Israël avait réagi par une série de mesures, notamment la fermeture du consulat britannique à Jérusalem et l’interdiction d’entrée sur son territoire de 12 ressortissants britanniques.
Abdelatty a réaffirmé la position de l’Égypte en faveur de l’établissement d’un État palestinien indépendant dans les frontières du 4 juin 1967 et rejeté tout déplacement de Palestiniens.
L’Égypte appelle à une désescalade au Soudan et au Yémen
Concernant le Soudan, Badr Abdelatty a réaffirmé le soutien de l’Égypte à l’unité, à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et aux institutions nationales soudanaises.
Il a insisté sur la nécessité de parvenir à un cessez-le-feu durable et de favoriser un règlement politique global par le dialogue et les négociations, de manière à préserver la souveraineté du Soudan et à répondre aux aspirations de sa population en matière de sécurité, de stabilité et de développement.
S’agissant de la situation au Yémen et de la guerre impliquant l’Iran, le ministre égyptien a souligné l’importance de la désescalade et de la priorité à accorder aux solutions politiques afin de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.
Il a également insisté sur la nécessité de garantir la sécurité et la liberté de la navigation maritime, conformément au droit international.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir