Mohammed Maher Ben Romdhane
05 Mars 2019•Mise à jour: 06 Mars 2019
AA/Yémen/Mohamed Samai
Le porte-parole du groupe des Houthis, "Ansar Allah", et président de la délégation de négociation, Mohamed Abdessalam, a rejeté la présence du Royaume-Uni, qualifié de pays agresseur, en tant que médiateur dans la résolution de la crise yéménite.
Abdessalam a déclaré, lundi, que l’accord de Stockholm ne mentionne pas l’existence de zones neutres au niveau du port d'al-Hodeïda.
"Ce sont les pays agresseurs, à l’instar du Royaume-Uni, qui violent les dispositions de l’accord de Stockholm" a-t-il affirmé.
Les houthis au Yémen ont refusé de se retirer des deux ports d'Hodeïda, demandant à ce que les forces gouvernementales fassent de même.
Les dispositions de l’accord relatives aux présidents des commissions et au redéploiement ne posent aucune problématique, selon le porte-parole, Ce qui dérange, ce sont les instructions des "Etats agresseurs", a-t-il ajouté.
Il a, ainsi, rejeté le rôle du Royaume-Uni en tant que médiateur.
"L’envoyé de l’ONU au Yémen, Martin Griffiths, représente les intérêts britanniques plutôt que les intérêts onusiens et des Yéménites", a-t-il lancé.
Les Affaires étrangères britanniques se sont, selon le porte parole des Houthis, exprimées contre la conclusion de l’accord et son exécution, accusant le Royaume-Unie de vouloir couvrir la partie gouvernementale.
"L’objectif de la partie gouvernementale est de poursuivre les actes d’agression contre le littoral Ouest du Yémen" a affirmé Mohamed Abdessalam.
Il a également déclaré que la partie gouvernementale entraverait la mise en application de cet accord en invoquant des conditions qui n’en font pas partie, à l’instar de la mise en place des forces locales.
Depuis la conclusion des négociations de Stockholm entre les parties yéménites, l’ONU a échoué à mettre en application les termes de l’accord conclu. Les Houthis et le gouvernement se sont mis d’accord sur l’arrêt des hostilités à Al Houdeida et sur un échange des prisonniers.
Cet échec est dû, selon les observateurs internationaux, à la divergence des interprétations des termes de cet accord.
Une coalition militaire arabe menée par l’Arabie Saoudite, appuie depuis 2015, les forces gouvernementales yéménites dans leur conflit contre les Houthis. Ces derniers contrôlent plusieurs régions du pays à l’instar de Sanaa depuis 2014. Ils sont accusés de bénéficier d’un soutien iranien.