Hafawa Rebhi
18 Octobre 2017•Mise à jour: 18 Octobre 2017
AA / Yémen / Mohammed al-Sama'i
Les autorités sécuritaires du gouvernorat d'Aden dans le sud du Yémen, ont libéré mercredi cinq dirigeants du Congrès yéménite pour la réforme (connu sous le nom du parti Al-Islah), environ une semaine après leur arrestation, selon une source officielle du parti.
Khaled Haidan, le chef du département d’information de ce parti qui se positionne du côté du gouvernement et de la coalition arabe, a indiqué à Anadolu que les dirigeants libérés étaient : Wahib Hael, Aref Ahmed Ali, Mohammed Al-Hakimi, Mohammed Charaf et Oussma Ichfak.
Selon le responsable du parti, « les cinq dirigeants ont été libérés de la prison d'investigation criminelle (relevant du ministère de l'Intérieur) à Aden avec des garanties commerciales ».
« Trois autres dirigeants et cadres du parti sont toujours en prison, et seront libérés progressivement au fur et à mesure que les garanties sont honorées, comme demandé par les autorités», a ajouté Khaled Haidan.
Le système des «garanties commerciales» est une mesure de sécurité habituelle au Yémen : un commerçant cautionne le détenu avant se libération, et devient donc responsable de toute infraction future de ce dernier.
Mardi, les autorités sécuritaires de la capitale yéménite provisoire ont libéré le secrétaire général adjoint de la branche du parti Al-Islah à Aden, Mohammed Abdel Malik.
Mercredi et jeudi derniers, une unité sécuritaire à Aden a arrêté des dirigeants et des militants du parti Al-Islah. Fondé le 13 septembre 1990, ce parti est connu pour son orientation islamiste.
Vendredi dernier, et après la perquisition et les arrestations au siège du parti Al-Islah, le Premier ministre yéménite Ahmed Ben Dagher a ordonné aux services sécuritaires du gouvernorat d'Aden d’empêcher toute arrestation sans l'autorisation préalable du parquet. Plusieurs partis yéménites ont alors publié des déclarations condamnant ces arrestations.
Selon le correspondant d’Anadolu, les autorités cherchaient des éléments terroristes, mais les accusés ont été acquittés pour manque de preuves.