Mona Saanouni
23 Août 2017•Mise à jour: 23 Août 2017
AA/Maereb (Yémen)/Ali Awidha
Le Chef rebelle des Houthis Abdel Malek al-Houthi, a appelé mercredi, à « protéger » les activités du parti Congrès populaire général, présidé par l’ancien président Ali Abdallah Salah, qui se tiendra demain, jeudi, à Sanaa, ainsi que les activités conjointes tenues par le groupe.
Al-Houthi a déclaré dans un communiqué publié par la chaîne al-Massira, porte-parole du groupe, «nous sommes visés et ciblés comme étant Yéménites, nous ne sommes pas dans un esprit de fêtes et de joies, nous sommes plutôt dans des circonstances exceptionnelles ».
"Nous avons la responsabilité indiscutable de faire face à ces attaques, et de maintenir notre position dans la bonne direction", a-t-il ajouté, adressant une invitation indirecte à ses partisans de ne pas entrer en conflit avec leur allié Salah.
«Nous ne devons pas nous entraîner dans des dédales et des futilités que nous devons laisser derrière (en référence aux différends de l’alliance Houthis/Salah) » a-t-il poursuivi.
Al-Houthi a, par ailleurs, appelé les services sécuritaires de son mouvement à « maintenir la sécurité de tout le monde et de fournir davantage d’efforts dans la protection des citoyens durant toutes les activités qu'elles soutiennent leur Front ou le parti (de Salah) ».
Il a appelé son groupe et leur allié « le parti de Salah » à "faire preuve de responsabilité demain, et de faire attention aux tentatives des ennemis visant à fissurer le rang national et à créer des conflits internes, et de ne pas permettre à aucun malfaiteur de créer des troubles".
La capitale Sanaa vit une forte mobilisation des deux parties de l’alliance «al-Houthi/Salah» à la lumière des préparatifs du parti de Salah « Congrès du Peuple » pour tenir dans la place Al-Sabeen la cérémonie de célébration du 35ème anniversaire de sa fondation, demain jeudi.
De leurs côtés, les Houthis ont appelé leurs partisans à se mobiliser aussi dans les entrées de Sanaa, le même jour, sous le slogan « l’Escalade contre l’Escalade ».
Le secrétaire général du parti « le Congrès du Peuple », Arif al-Zoka, avait évoqué, dans un discours adressé aux partisans de son parti, dimanche, les causes de la crise entre le parti et les Houthis.
Il avait fait état d’un «vol de 4 milliards de dollars par les Houthis des caisses de l’Etat, la domination continue du comité révolutionnaire des Houthis et l’interdiction à des ministres d’entrer aux ministères (dans le gouvernement houthi-Salah non reconnu à l’échelle internationale).