Tarek Fathi Mohamed
15 Juin 2022•Mise à jour: 15 Juin 2022
AA/New York
Huit États membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont exprimé, mardi soir, leur inquiétude face à ''la situation humanitaire désastreuse'', dans la ville de Taiz, au sud-ouest du Yémen.
Les huit pays ont appelé le groupe Houthi à "à ouvrir immédiatement les routes principales et à agir avec souplesse".
C'est ce qui ressort d'un communiqué conjoint publié par les représentants de l'Albanie, du Brésil, de l'Irlande, du Kenya, du Mexique, de la Norvège, des Émirats arabes unis et du Royaume-Uni.
"Nous nous félicitons de la trêve négociée par l'ONU, qui est entré en vigueur le 2 avril et de sa prolongation le 2 juin", indique le communiqué.
"Nous réalisons que la trêve a atténué certaines souffrances auxquelles sont confrontées de nombreuses femmes et filles au Yémen'', a-t-il poursuivi.
Et la même source d'ajouter :''cependant, nous exprimons notre inquiétude quant à la fermeture des routes à Taiz, et nous appelons les Houthis à faire preuve de souplesse dans les négociations et à ouvrir immédiatement les routes principales''.
D'après le communiqué, cette guerre a touché principalement les femmes et les filles au Yémen, victimes d'inégalités et d'injustice
''Nous sommes profondément préoccupés par le rétrécissement de l'espace disponible pour la société civile au Yémen, où activistes ou militantes, journalistes, avocates et défenseuses des droits humains sont souvent la cible d'arrestations arbitraires, de harcèlement ou de représailles, en particulier de la part des Houthis'', a encore souligné la même source.
Dans ce contexte, le communiqué a exhorté "toutes les parties au conflit à empêcher les violences sexuelles liées au conflit, tenir les auteurs pour responsables et de faciliter l'acheminement des aides humanitaires".
Depuis près de 8 ans, le Yémen est le théâtre d'une guerre continue entre les forces fidèles au gouvernement légitime, soutenues par une alliance militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite voisine, et les Houthis soutenus par l'Iran, qui contrôlent de nombreux gouvernorats, dont la capitale, Sanaa , depuis septembre 2014.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni