Hafawa Rebhi
17 Septembre 2017•Mise à jour: 17 Septembre 2017
AA / Istanbul / Semra Orkan
Le Premier ministre turc Binali Yildirim a déclaré samedi que le référendum prévu par l'Administration régionale du District kurde du nord de l'Irak était une « question de sécurité nationale » pour son pays.
Yildrim a ajouté qu’il n’y avait aucun doute que son gouvernement allait prendre toutes les mesures nécessaires à cet égard, ont rapporté à Anadolu des sources de son cabinet.
Hier, vendredi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué les déclarations du leader kurde dans le nord de l'Irak, Massoud Barzani, sur le référendum sur la séparation de Bagdad.
« Barzani sait très bien ce que nous pensons à ce sujet. Ces déclarations sont, selon moi, erronées, car il connait très bien notre sensibilité au sujet de l'unité territoriale de l'Irak », a asséné le président turc, lors d’une interview à Istanbul diffusée par plusieurs chaînes turques.
Erdogan a critiqué l'appel de Barzani pour annexer au référendum la province irakienne de Kirkouk ; une zone contestée entre Erbil et Bagdad que les Arabes et les Turkmènes refusent d’inclure au référendum.
Le président turc a précisé que le Conseil de Sécurité Nationale, initialement prévu pour le 27 septembre a été avancé au 22 septembre afin de pouvoir marquer la position de la Turquie de façon ferme sur cette question.
« Barzani comprendra mieux notre sensibilité sur cette question à l'issue du Conseil de Sécurité Nationale et du Conseil des ministres du 22 » a t-il lancé.
Le référendum n’est pas contraignant. Il porte sur un sondage d’opinion auprès des habitants des trois provinces du District kurde qui sont : Erbil, Souleimaniya et Dohuk ainsi que d'autres régions disputées, sur leur volonté de se détacher de l’Irak.
Le gouvernement irakien rejette le référendum qui, selon Haider al-Abadi, « n’est pas conforme à la constitution de l'Irak et qui nuit aux intérêts politiques, économiques et nationaux des kurdes.
L'idée du référendum a suscité des préoccupations internationales quant à la stabilité de l’Irak. La Turquie voisine refuse la tenue du référendum et considère que le maintien de l'intégrité territoriale et de l'unité politique de l'Irak est primordial pour l'établissement de la sécurité, de la paix et de la prospérité dans la région.