Afef Toumi
29 Septembre 2017•Mise à jour: 29 Septembre 2017
AA/Washington
Le Sénat américain a adopté, vendredi, une décision du président Donald Trump, relative à la désignation de Jon Huntsman au poste d'ambassadeur à Moscou.
La décision du Sénat est survenue après la nomination de Huntsman, le 19 juillet dernier, par Trump, au poste d'ambassadeur en Russie. Selon des observateurs, cette nomination intervient après la fin des différends entre Trump et Hunstman.
D’un autre côté, le journal britannique « The Telegraph » a considéré que le choix de Huntsman est une manière d’éloigner ce dernier du chemin de Trump.
Selon des médias américains, le nouvel ambassadeur s’opposait à la persistance de Trump dans la course à la présidentielle, malgré la diffusion d’une vidéo qui date de 2005, dans laquelle le président actuel employait des expressions méprisantes pour la femme.
Pour sa part, Trump a critiqué Huntsman, en 2012, lorsque ce dernier avait été nommé à l’ambassade américaine en Chine, et l’a qualifié de « personnalité faible et sans poids ».
Le républicain Huntsman avait occupé le poste d’ambassadeur en Chine, entre 2009 et 2011, avant de démissionner pour se présenter à la présidentielle en 2012.
Il avait également été ambassadeur de son pays à Singapour entre 1992 et 1993.
A l’époque de l’ancien président américain George Bush, Huntsman avait occupé le poste de représentant conseiller au commerce étranger, entre 2001 et 2003.
Washington a désigné son ambassadeur en Russie, en parallèle avec les tensions diplomatiques accentuées entre les deux pays, et au moment où le Congrès américain mène une enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016.
A noter que Trump rejette les allégations sur le soutien russe à sa campagne aux dépens de sa concurrente Hillary Clinton, pendant que Huntsman assure, dans des déclarations médiatiques que « Moscou était intervenu dans les élections ».
Il a ajouté que « la Russie poursuit son ingérence dans les processus démocratiques de nos amis et alliés et ignore nos engagements dans les traités du contrôle des armes ».