Khalaf Rasha,Hafawa Rebhi
25 Janvier 2019•Mise à jour: 25 Janvier 2019
AA / Washington
Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo se rendra à New York pour une session du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) sur le Vénézuela, samedi.
C'est ce qui ressort d'une déclaration faite, vendredi, par le département d'État américain.
Pompeo exhortera les membres du Conseil de sécurité et la communauté internationale à reconnaître le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, au poste de "président par intérim" du Vénézuela, a indiqué le département d’État dans son communiqué.
Le chef de la diplomatie américaine "mettra l'accent sur le soutien américain au peuple vénézuélien et appellera à la formation d’un gouvernement de transition qui aidera les Vénézuéliens à rétablir la démocratie et l’état de droit dans leur pays", a ajouté le communiqué.
Jusqu’à 18h50 GMT, le Conseil de sécurité n'a émis aucune déclaration officielle concernant la réunion de samedi.
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé jeudi tous les acteurs du Vénézuela à "atténuer les tensions et à éviter la violence" à la suite des manifestations et des troubles qui secouent le pays.
Guterres a également souligné le besoin urgent pour tous les acteurs "de s'engager dans un dialogue politique inclusif et crédible pour faire face à la crise, dans le respect total de l'état de droit et des droits de l'Homme", ajoute le texte.
Des manifestations secouent le Vénézuela depuis le 10 janvier, date à laquelle Maduro a été assermenté pour un second mandat à la suite d'un vote boycotté par l'opposition.
Mercredi, le président américain, Donald Trump a reconnu Juan Guaido, chef de l'opposition vénézuélienne, en tant que "président par intérim" du pays, ajoutant davantage de tension à la querelle qui oppose actuellement Washington et le président vénézuélien, Nicolas Maduro.
Maduro a critiqué la décision de Trump. Il a également rompu les relations diplomatiques avec les États-Unis, accordant aux diplomates américains 72 heures pour quitter le territoire vénézuélien.
Il a, en effet, affirmé, à plusieurs reprises, que Washington menait une guerre économique contre lui et son gouvernement à travers notamment un vaste arsenal de sanctions.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan a exprimé sa solidarité avec Maduro.