Majdi Ismail
29 Juillet 2022•Mise à jour: 31 Juillet 2022
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le pape François a officié, jeudi, une messe à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré dans la région du Québec, sur le thème de la réconciliation, ont rapporté plusieurs médias locaux.
Quelque 1600 personnes ont assisté à la messe à l’intérieur de la basilique, dont le Premier ministre fédéral, Justin Trudeau, le Premier ministre québécois, François Legault, ainsi que nombre de représentants des peuples autochtones.
Il convient de noter qu’un important dispositif, comprenant notamment des tireurs d’élite, des policiers à moto et à cheval, a été déployé par la Sûreté du Québec aux abords de la basilique pour assurer la sécurité.
Lors de la célébration de la messe, le souverain pontife, qui a prononcé quelques mots en français, a demandé « à Dieu de pardonner nos péchés ».
« Il faut suivre le chemin qui mène de l'échec à l'espérance, tout en évitant la fuite concernant les torts causés dans le passé », a-t-il ajouté.
Le pape François a relevé que : « Nous aussi, face aux scandales du mal et au corps du Christ blessé dans la chair de nos frères autochtones, nous sommes plongés dans l'amertume et nous ressentons le poids de l'échec, de la chute ».
Le pape a, par ailleurs, réitéré son appel lancé pour la réconciliation entre les peuples autochtones et l’Eglise.
« Rompons ensemble, avec foi, le pain eucharistique afin qu'autour de cette table, nous puissions nous redécouvrir, appelés à être tous frères », a-t-il lancé.
Peu avant le début de la messe, des Autochtones qui s’étaient rassemblés devant la basilique, protestaient en appelant l’Eglise à rejeter la « doctrine de la découverte ».
La « doctrine de la découverte » est basée sur un édit de l’Eglise catholique datant du XVe siècle qui justifiait la colonisation, en niant la présence des Autochtones avant l’arrivée des communautés religieuses en « Nouvelle-France ».